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Economie

A Tanger, c'est l'accalmie

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5825 Le 18/08/2020 | Partager
Moins d’une centaine de cas, après avoir battu des records fin juillet
A l'origine, un confinement plus ciblé des quartiers à risque

La situation sanitaire serait-elle sous contrôle à Tanger? On ne peut en tout cas que l’espérer. La ville a réussi lors des derniers jours à abaisser le nombre de cas quotidiens déclarés sous la barre des 100 après avoir défrayé la chronique en enregistrant des records en juillet avec des pics à plus de 400. Le nombre de décès a lui aussi connu une baisse avec une moyenne de 4 décès par jour, qui reste parmi l’une des plus élevés du Royaume.

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La situation semble connaître une accalmie à Tanger après un mois de juillet assez chaud avec des records en matière de contagion. Plusieurs quartiers avaient été mis sous quarantaine avec une restriction de déplacement. Une mesure complétée par la fermeture des unités industrielles pour deux semaines de la veille de l’Aïd jusqu’au 12 août

Les cas sévères continuent par contre d’être très élevés avec 37 cas enregistrés lors du dernier décompte du dimanche 16 août. Ce bilan, selon plusieurs sources, est le résultat d’une politique de «confinement» sélective mise en place au niveau de la ville. Dès la mi-juillet, les autorités ont serré les vis au niveau de plusieurs quartiers à Bni Makada et aussi à Tanja Balia avec des limitations de déplacement des personnes et une fermeture à 20h00 des cafés et des commerces. Elle fut complétée par une fermeture des unités industrielles pour deux semaines de la veille de l’Aïd jusqu’au 12 août en plus d’un contrôle strict des entrées et des sorties de la ville.

Mais là où le bât blesse c’est au niveau de l’infrastructure sanitaire. La prise en charge des malades et le dépistage souffrent de nombreuses lacunes et manques. Les infrastructures hospitalières sont vivement pointées du doigt, en particulier l’hôpital Mohammed VI qui se devait d’être le fer de lance du dispositif.

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Cet établissement avait pour objectif premier d’être un centre destiné à devenir un hôpital de référence en matière de santé de la mère et de l’enfant. Aujourd'hui, il cumule les critiques sur les réseaux sociaux avec comme point commun le manque d’information et la lenteur de la prise en charge des cas.

Pour y remédier, l’hôpital vient d’installer une cellule de suivi équipée de caméras pour permettre aux familles de suivre l’état de leurs proches isolés et sous traitement. Cette démarche permet de rassurer les proches tout en respectant les mesures de sécurité qu’impose la maladie provoquée par le coronavirus.

Le centre de traitement installé dans la forêt diplomatique a lui aussi été au centre de la tempête, surtout lors de la mise en place du nouveau protocole de traitement à domicile. Plusieurs familles se sont plaintes de la libération de leurs proches sans les avertir, provoquant  des sueurs froides et des courses contre la montre pour retrouver les disparus, selon plusieurs témoignages.

L’inconnue à déterminer est l'évolution de la situation avec le redémarrage des unités industrielles. En effet, ces dernières ont repris leur service avec des carnets de commande à respecter, surtout après les longues vacances de l’Aïd.

                                                                                       

L’offre de soins s’intensifie

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Après des mois de disette, le dispositif sanitaire à Tanger a été dopé avec la mise en place de plusieurs nouvelles unités dans les hôpitaux de la ville. Après la mise en place d’une vingtaine de lits de réanimation à la clinique de la CNSS encadrés par une équipe d’une quarantaine de cadres militaires, c’est le cas de l’hôpital Mohammed VI de disposer d’une nouvelle unité de prise en charge des cas modérés et graves du Covid-19. Elle dispose de 48 lits équipés d'appareils d'assistance respiratoire et de moniteurs des signes vitaux. Elle sera dédiée aux patients en état critique nécessitant une assistance à la respiration.

Ali ABJIOU

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