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Opinions & Débats

Maroc/Royaume-Uni : Reconstruire et accroître en mieux le partenariat

Par Dan KATTE | Edition N°:5813 Le 28/07/2020 | Partager

Dan Katte est directeur du Bureau du Département britannique du Commerce international (DIT) au Maroc, et consul général britannique à Casablanca

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Outre les secteurs traditionnels, le Maroc et le Royaume-Uni peuvent se tourner vers des domaines de coopération nouveaux et existants. Il en est ainsi des énergies renouvelables pour lesquelles le Maroc a développé une grande expertise

Le Royaume-Uni et le Royaume du Maroc sont amis de longue date, et ce depuis plus de 800 ans. Nous avons tissé des liens de partenariat commercial depuis plus de quatre siècles. Ce partenariat a été récemment cimenté par la signature d’un accord de continuité commerciale et politique entre nos deux gouvernements en octobre dernier. Un accord qui s’appuie sur les liens culturels, politiques et économiques profonds du Royaume-Uni avec la région. Un accord qui est également un signe clair de l’engagement de mon pays à accroître le commerce et les investissements entre le Royaume-Uni et le Maroc; il s’agit également d’un engagement partagé par nos amis marocains.
Compte tenu de la pandémie mondiale que nous traversons tous et l’impact souvent dévastateur qu’elle a sur les économies, je suis fermement convaincu que le besoin de commerce mondial n’a jamais été aussi important depuis des décennies.

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J’ai commencé ce travail il y a deux mois et j’ai un objectif clair pour mon passage au Maroc: accroître le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et le Royaume du Maroc. Cela signifie que mon équipe et moi voulons soutenir les entreprises britanniques qui opèrent au Maroc pour être encore plus actives; de même, nous voulons encourager les entreprises britanniques qui ne sont pas encore implantées ici à venir investir car nous savons ce que le Maroc a beaucoup à offrir. Nous désirons aider les entreprises britanniques à accroître la valeur de leurs exportations vers le Maroc et au-delà. Nous voulons également aider les entreprises marocaines à faire autant au Royaume-Uni.
Vous ne pouvez pas entrer dans un supermarché britannique sans trouver un paquet de délicieuses tomates marocaines. En fait, environ un quart des importations du Royaume-Uni en provenance du Maroc sont des fruits et légumes. Mais nous importons également des vêtements, des voitures, des pièces d’avion et des appareils électriques. Qu’en est-il de la plus grande exportation du Royaume-Uni vers le Maroc? Le gaz. En 2019, la valeur globale des échanges de biens et services entre nos deux pays était d’environ 30 milliards de dirhams. Mais nous pouvons faire beaucoup plus, ce qui profitera à nos deux économies.
Il s’agit en partie de travailler avec nos partenaires marocains pour lisser les routes commerciales et démanteler les barrières à l’accès aux marchés. Mais nous pouvons également nous tourner vers des domaines de coopération nouveaux et existants. Le Maroc a tellement d’expertise à partager en matière d’énergies renouvelables par exemple. Je suis ravi que l’objectif du Maroc d’atteindre 52% d’énergies renouvelables à l’horizon de 2030 soit égal à son niveau d’ambition par l’engagement du Royaume-Uni à ramener toutes les émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050.
Pendant que le monde se rétablit de l’impact du Covid-19, nous avons tous la possibilité de reconstruire en mieux et de lutter pour une «reprise verte». Nous avons tous la possibilité de créer une économie mondiale plus équitable, plus verte et plus résiliente. Partout dans le monde au cours des 10 dernières années, le coût de l’énergie éolienne a chuté de près de 50% et celui de l’énergie solaire de 85%. De tels progrès n’ont été possibles que grâce à la collaboration de pays, d’entreprises et d’institutions financières dans un esprit de partenariat. C’est pourquoi j’ai été ravi qu’au début de cette année, le ministre marocain de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah, et le ministre britannique de l’Investissement, Lord Grimstone, aient convenu de mettre en place un nouveau cadre de partenariat pour guider la coopération entre nos deux pays en matière d’énergie et d’énergies renouvelables.
Alors que nous attendons avec impatience la tenue de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques au Royaume-Uni en 2021, nous espérons tirer parti de l’expérience du Maroc ayant accueilli cette conférence en 2016 pour nous aider dans notre objectif d’augmenter les ambitions mondiales vers une résilience climatique et une économie sans empreinte carbone. 

Nullement le moment de mettre en place des restrictions

Le libre-échange et les chaînes d’approvisionnement résilientes via des marchés ouverts seront tant de facteurs essentiels à la reprise économique mondiale à mesure que la crise sanitaire passera. Aucun pays n’est autosuffisant et ce n’est nullement le moment de mettre en place des restrictions qui pourraient être avantageuses pour certains à court terme, mais pourraient s’avérer contre-productives pour tous à plus long terme. En période de difficultés économiques, il est plus important que jamais que les pays demeurent ouverts au commerce.

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