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Economie

La casse s’annonce dévastatrice dans le commerce

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5806 Le 17/07/2020 | Partager
Un mémo de la Fédération réclame la suspension des procédures exécutoires
L’ONDA, l’ONCF… réclament les loyers de la période de confinement

La crise du Covid-19 menace de nombreuses franchises et pourrait aboutir à la faillite des structures les plus fragilisées quelques semaines après le redémarrage timide de l’activité. Selon la Fédération marocaine de la franchise et du commerce (FMF), la baisse est passée de 90% au début du confinement à 100% depuis le 20 mars.

«La grande majorité a dû arrêter toute activité, tout en continuant à supporter des charges conséquentes pendant toute la durée du confinement», explique Mohamed Elfane, président de la FMF. Maintenant, les entreprises doivent affronter la pression des bailleurs, ce qui alimente des litiges débouchant sur des plaintes, évictions et une perte conséquente en termes d’emplois.

«Les gérants de centres commerciaux comme Morocco Mall ont abandonné les loyers liés à la période de confinement. Etrangement, les particuliers propriétaires de locaux commerciaux en pied d’immeubles et institutionnels comme l’ONDA, l’ONCF et TangerMed réclament les loyers des mois de mars-avril et mai», déplore Mohamed Elfane.

Contacté par L’Economiste, l’ONDA détaille les mesures prises pour accompagner les commerces installés dans les aéroports: «Report de trois mois des échéances de paiement des factures, extension d’une année de la durée des conventions du terminal 1 de l’aéroport Mohammed V, extension d’une année des conventions établies où ayant une date d’effet ou de début d’exploitation entre le 1er janvier 2020 et le 15 mars, annulation des redevances commerciales fixes (si applicables) à compter du 16 mars jusqu’à la date de reprise des vols internationaux». L’ONDA dit avoir convenu avec les autorités de tutelle des mesures d’accompagnement actées par son conseil d’administration tenu le 26 juin dernier.

Le loyer représente en moyenne 20% du chiffre d’affaires d’un commerce. Pour permettre aux gérants d’entreprises de «se ressaisir» et trouver des solutions, la Fédération préconise la suspension des procédures exécutoires durant cette période (pour une durée de 12 mois).

Pour les secteurs les plus lourdement touchés et dont les activités ont été interrompues sur décision gouvernementale, la Fédération de la franchise propose de subventionner à hauteur de 1/3 le loyer de cette période. Que le bailleur privé supporte 1/3 et que le tiers restant soit pris en charge par le gérant d’entreprise.

La profession appelle les assurances à mettre en place une indemnité locative. Pour pérenniser l’activité, les opérateurs préconisent la consolidation des taxes de 2020 et 2021 avec la possibilité d’échelonner le paiement.

Parmi les autres recommandations: le paiement et la révision du mode de calcul des taxes locales (taxe professionnelle, taxe de services communaux, taxe d’enseigne, taxe sur les débits de boissons…). La FMF préconise un abattement de 50% des taxes dues, entre 2020 et 2021. La loi de finances rectificative prévoit un relèvement du droit d’importation de 30 à 40%.

Pour la Fédération de la franchise, cette mesure soulève plusieurs questionnements quant aux dispositifs mis en place par le gouvernement afin de permettre aux commerces et aux entreprises de se tourner ou se lancer dans la production locale.

Pour une meilleure reprise et dans le but d’alléger les entreprises et leur permettre de mieux gérer et préparer l’après-crise, la FMF préconise que la CNSS opère un report des indemnités et/ou un abattement de 50% des cotisations de l’année 2020, relatives aux salaires supérieurs à 5.000 DH.

Le secteur en chiffres

Selon la Fédération marocaine de la franchise et du commerce, le secteur emploie près de 2 millions de personnes, soit près de 14% de la population active du Maroc. Il est le deuxième pourvoyeur d’emplois au niveau national après l’agriculture et contribue à hauteur de 8% du PIB. La Fédération regroupe plus de 375 franchises et plus de 800.000 commerces exerçant dans le prêt-à-porter, restaurants… 

Les signaux sont au rouge

  • Baisse d’activité de 100% pendant le confinement
  • Chute de 50% du chiffre d’affaires du secteur
  • Il faudra compter sur une moyenne de 20% de pertes d’emploi.

Modeste KOUAME

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