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Economie

Contrôle de produits alimentaires: Attention à l’affichage des prix!

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5746 Le 22/04/2020 | Partager
Son défaut représente 73% des infractions relevées
164 tonnes de produits impropres à la consommation détruites
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Ces prix relevés sur le marché de gros de Casablanca permettent de faire le parallèle avec ceux pratiqués dans le commerce au détail. A titre d’exemple, le prix de la viande ovine 1er qualité passe du simple au double même dans les magasins de grande surface

A quelques jours du mois du jeûne, les résultats du contrôle du marché de produits alimentaires donnent le tournis. Pas moins de 370 infractions en matière des prix et de la qualité ont été relevées par les commissions mixtes (provinciales et locales) de contrôle sur une vingtaine de jours.

En tête des infractions figure le défaut d’affichage des prix. Car si le marché est libre, l’affichage des prix est obligatoire et passible de sanction. Le manquement étant perçu comme volonté manifeste de fraude. Or cette infraction intervient pour 73% des cas relevés par les contrôleurs, soit 274.

En effet, abstraction faite des magasins de grande surface et dans une moindre mesure des supérettes, rares sont les commerces qui affichent les prix. C’est partout à «la tête du client».     Le défaut de présentation de factures vient en 2e position avec 54 cas. C’est aussi un «sauf conduit» pour exagérer la marge bénéficiaire. Sinon comment expliquer le rapport de 1 à 4, voire plus entre la première vente (prix producteur) et la cession au consommateur. Les exemples de produits fort demandés à la veille du mois du ramadan, tels les fruits secs, notamment les noix, les amandes et les graines de sésame sont on ne peut plus éloquents.

Or, le contrôle a même décelé des hausses illicites des prix réglementés. Plus grave encore est le non-respect des normes de qualité et d’hygiène. Le communiqué publié par le département des Affaires générales et de la gouvernance relevant du ministère de l’Économie, ne renseigne pas sur la nature des produits incriminés mais tout porte à croire qu’il s’agit des denrées qui enregistrent une forte demande. Viandes blanches et rouges, charcuteries, produits laitiers, poissons, miel, dattes… se rangent dans cette catégorie de produits «impropres à la consommation ou conformes à la réglementation».  

Les interventions ont concerné 25.000 points de vente en gros et au détail et des entrepôts de stockage. Résultat, pas moins de 164 tonnes de marchandises, stockées ou présentées à la vente, ont été détruites. D’où les assurances de la commission interministérielle. Elle  poursuivra la tenue régulière de ses réunions pour être au fait de la situation du marché et sévir contre toute forme de fraude.

Pour certains produits transformés, il est difficile pour le consommateur de choisir parmi un grand nombre de produits qui semblent tous présenter les mêmes caractéristiques. Surtout, lorsque l’étiquetage ne renseigne pas suffisamment sur la qualité du produit ou fait l’impasse sur sa traçabilité.

A.G.  

 

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