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Economie

Désinfection: Rappel à l’ordre

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5738 Le 10/04/2020 | Partager
Les bureaux d’hygiène appelés à se conformer aux procédures techniques
Identification précoce des domiciles des cas positifs pour les désinfecter
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Depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, les bureaux d’hygiène communaux sont en pre­mière ligne. Des opérations de désin­fections sont menées quotidienne­ment au niveau de plusieurs espaces publics.

Depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, les bureaux d’hygiène communaux sont en pre­mière ligne. Des opérations de désin­fections sont menées quotidienne­ment au niveau de plusieurs espaces publics. Ces structures «contribuent activement au dispositif national de lutte contre la propagation du Covid-19», selon le ministère de la Santé. Ce département a pointé, néanmoins, certains dysfonctionne­ments qui risquent de plomber ces efforts.

Une correspondance a été adressée au ministre de l’Intérieur, pour recadrer l’action des bureaux d’hygiène, afin «d’améliorer l’effica­cité des actions entreprises sur le ter­rain». L’une des premières mesures à prendre en compte dans la nouvelle démarche de ces structures: «s’infor­mer le plus précocement possible des cas positifs décelés par les autorités sanitaires, pour procéder à la désin­fection de leurs domiciles».

Cela est décisif pour éviter la propagation du virus au voisinage. Le département de la Santé veut également unifor­miser les méthodes de ces opéra­tions. Les bureaux d’hygiène sont appelés à «s’appuyer sur les procé­dures techniques de désinfection des lieux publics et des foyers, élaborées par le ministère de la Santé et télé­chargeables sur son site web». Par exemple, la désinfection à chaud est déconseillée, parce qu’elle «s’est avérée inefficace». Ces procédures fixent le type de matériel, les pro­duits et les méthodes de désinfection.

En plus de cette mise en confor­mité, les bureaux d’hygiène sont également appelés à jouer un rôle de sensibilisation des populations, afin d’éviter certaines pratiques dange­reuses. Par exemple, le département de la Santé appelle à bannir le mé­lange de l’eau de Javel et du vinaigre, qui est utilisé par certains ménages pour désinfecter leurs foyers.

Ce cocktail nocif peut provoquer un dégagement du chlore gazeux, irri­tant pour les voies respiratoires et peut provoquer des lésions graves au niveau des poumons. Autre pratique déconseillée: le mélange de l’alcool et de l’eau de Javel. Cela conduit à la formation du chloroforme, qui dégage des vapeurs très toxiques et irritantes.

L’alcool à brûler ne doit pas non plus être utilisé pour désinfecter les mains, car il contient du méthanol, ayant des effets néfastes pour la santé. L’utilisa­tion des plantes par infusion, décoc­tion ou fumigation, très répandue dans les foyers marocains, est égale­ment à bannir, selon le ministère de la Santé.

M.A.M.

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