×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Régions

Covid: Essaouira se claquemure après un 1er décès

Par Ghizlaine BADRI | Le 07/04/2020 | Partager

La ville d’Essaouira met en place des mesures draconiennes pour éviter la propagation de l’épi­démie. Pour l’heure, la ville dispose de 5 hôpitaux publics et cliniques privées. Sont-ils suffisamment équipés pour affronter un afflux important de malades atteints de Covid-19? Karim Zouhri directeur du CHU Sidi Mohamed affirme que la situation est sous contrôle.

«Nous travaillons en étroite col­laboration avec les 2 cliniques pri­vées de la ville pour augmenter le nombre de lits en cas de besoin. Par ailleurs, nous avons lancé un appel au ministère pour obtenir davan­tage de dotations pour du matériel médical. Nous avons la situation en main» a-t-il assuré.

En tout cas, après l’annonce d’un premier décès vendredi der­nier à Essaouira, le contrôle se dur­cit encore plus. La personne était âgée de 75 ans. «Elle avait été, conformément à ce qui est réalisé à l’échelle nationale, suivie de très près par les équipes d’intervention rapide à son domicile, afin de véri­fier l’évolution des symptômes», explique Zakaria Ait Lahcen, dé­légué provincial de la Santé à Es­saouira.

Lorsque les complications sont apparues, la personne a été im­médiatement évacuée vers l’hôpi­tal, où elle a par la suite succombé suite à des complications. Après cela, des tests menés sur l’entou­rage proche du patient décédé ont permis de découvrir une nouvelle contamination, indiquent les auto­rités.

«Une vingtaine de personnes ont été dépistées afin d’éviter tout risque de contagion à grande échelle», poursuit Zakaria Ait La­hcen. Une opération de confine­ment de personnes non déclarées, à risque, proches des patients atteints du coronavirus est ainsi menée de concert par les gendarmes, rensei­gnements généraux et DST. Pour l’heure, 10 autres individus sont toujours en observation à leur do­micile et reçoivent quotidiennement les visites du «Moqadem» ainsi que des forces de l’ordre pour s’assurer du respect des mesures de confi­nement.

Néanmoins, à Essaouira les individus sont habitués à vivre ensemble avec leurs voisins, leurs familles, leurs amis. Nous sommes dans un «esprit» village où il est très difficile d’imposer des règles de confinement. Il est nécessaire et indispensable de diffuser largement des messages d’information et de sensibilisation» argue Said Haddad médecin généraliste.

De notre correspondante permanente, Ghizlaine BADRI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc