×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 203.440 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 254.995 articles (chiffres relevés le 29/5 sur google analytics)
Economie

Du jamais-vu: Prise de bec entre la CGEM et le GPBM

Par Jihad RIZK | Edition N°:5729 Le 30/03/2020 | Partager
Le patronat accuse les banques!
Les banques demandent des preuves
Des dissensions très fortes

C’est du jamais-vu; une dispute publique, avec des mots très durs, et par écrit. L’ouverture est revenue à la Confé­dération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Elle a tout net accusé les ban­quiers de ne pas faire ce qu’ils ont promis de faire.

Pour le patronat, il a rappelé quel était son plan, lequel n’a pas été totale­ment retenu. La CGEM considère qu’il faut abandonner l’analyse des dossiers sous-entendant donc qu’il faut un arrosage général. Le patronat donne l’exemple de «l’étranger» où, croit-il, les crédits sont très largement distribués.

La réalité est plus sévère et plus poli­tiquement communicante: Le plan géant annoncé par le président américain repré­sente moins de 8% du PIB des Etats-Unis, lesquels ont connu en 2019 une croissance économique de près de 5%. Cette crois­sance a été de 2,5 à 3% durant la décennie, ce qui a permis de rattraper les effets de la crise des subprimes de 2008.

Au Maroc, le Fonds anti-coronavirus a atteint les 12% du PIB, pour une crois­sance moyenne de 4% sur l’ensemble de la décennie.

Il ne faut certes pas forcer les ratios au-delà de ce qu’ils signifient réellement. Mais en les rapprochant, ils donnent une idée de la valeur du plan géant de Donald Trump qui n’est pas aussi gros que celui du Maroc, par rapport à la richesse des deux pays.

Parallèlement, les sept points cités par le patron des patrons doivent être pris en compte et étudiés. En effet, il décrit des comportements bancaires embarrassants. Il affirme que les entreprises de service aux autres entreprises ne sont pas prises en compte.

Or ce sont elles qui ont le plus fort taux d’emplois par rapport aux investisse­ments. Ce sont des entreprises de matière grise que bien peu de gens prennent en compte au Maroc. Et ce même si le Roi a fait faire des travaux sur le capital imma­tériel.

Curieusement, le GPBM annonce pour lundi 30 mars le lancement des opérations de report des échéances de crédit à moyen terme et de leasing (Lire article), alors que la CGEM dit qu’ils fonctionnent déjà et plutôt bien. Ce qui est assez étrange.

De leur côté, les banquiers n’ont pas apprécié les critiques du patronat: sous la double signature de Othman Benjelloun, président, et Mohammed Kettani, vice-président délégué, le Groupement pro­teste très vigoureusement contre le ton de Chakib Alj. Ils le mettent aussi au défi de prouver ses dires, lesquels sont au condi­tionnel dans le texte de la CGEM.

Ce qui semblerait donc indiquer des doutes chez la Confédération-même. Les banques accusent tout net les «arguments et allé­gations (de la CGEM) de ne pas être à la hauteur des responsabilités nationales que nous devons tous assumer». Difficile de faire plus dur.

J.R.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc