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Culture

Musiques sacrées de Fès: Barbara Hendricks guest star de Bab Al Makina

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5714 Le 09/03/2020 | Partager
Prévu du 12 au 20 juin, le festival accueille des artistes de 20 pays
«L’architecture et le sacré» à l’honneur de la 26e édition
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Initier, créer et développer toute activité ou programme, de nature à promouvoir au niveau national et international, l’image de la capitale spirituelle comme centre de paix et de dialogue des cultures, des religions et civilisations… est l’ambition des initiateurs du festival de Fès des musiques sacrées du monde. Barbara Hendricks est guest star de la 26e édition  (Ph. FFMSM)

C’est officiel. Le festival de Fès des musiques sacrées du monde  (FFMSM) est «maintenu» et aura lieu du 12 au 20 juin prochain. C’est Abderrafih Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, organisatrice de l’événement, qui l’affirme. Selon lui, «le programme de la 26e édition est ficelé et la manifestation prévoit plein de surprises».

Pour rappel, le gouvernement avait annoncé des mesures de confinement ainsi que l’annulation des événements culturels et sportifs du 5 au 31 mars courant, par crainte du Coronavirus. Mais, le FFMSM n’est pas concerné par cette décision puisqu’il se déroule en juin, tout comme le festival Mawazine de Rabat.

En effet, la nouvelle édition du festival phare de la capitale spirituelle se tiendra sous la thématique «L’Architecture et le Sacré». «Une édition qui sera l’occasion d’un voyage à travers le monde et le temps pour explorer comment les hommes de toutes religions ont utilisé et magnifié l’architecture afin d’exprimer leur quête du sacré», promet Zouitene.

Et de poursuivre : « «l’exploration des monuments religieux parmi les plus emblématiques du monde nous transportera dans l’histoire de ce long et riche dialogue des hommes avec le divin». Une histoire où les mosquées, les synagogues, les églises et les temples, ne sont d’ailleurs pas simplement la matérialisation de croyances; ils sont aussi le témoignage physique de grands mouvements historiques, comme les migrations, les conquêtes, les révolutions philosophiques, artistiques, l’évolution des dogmes…

«Notre pays donne bien l’exemple, tout au long de son histoire avec l’édification de magnifiques lieux de cultes et de savoir tels que la Mosquée Hassan II, la Quaraouiyine, la grande Mosquée de Taza, Tinmel…», exprime l’ancien patron de l’ONMT. Selon lui, «ces lieux qui ont permis de façonner cet esprit de tolérance et d’ouverture caractéristiques de notre pays; la préservation et la valorisation de la mémoire judéo-marocaine unique en son genre au Sud de la Méditerranée et en terre d’Islam en est une parfaite illustration».

Côté programme, cette 26e édition verra la présence de troupes artistiques en provenance de plus de 20 pays, de la Mongolie, du Tibet, de la Corée du Sud, en passant par l’Inde, l’Indonésie, les États-Unis, la France, l’Italie, l’Egypte… Ainsi, le coup d’envoi sera donné à travers une création intitulée «l’architecture du sacré, de la terre au ciel».

«Ce spectacle sera un voyage à travers les grandes architectures sacrées du monde de l’Asie au Royaume du Maroc, de l’Orient à l’Occident», présente Alain Weber, directeur artistique du festival. Et d’ajouter : «Cathédrales, mosquées, temples obéissent aux lois de la proportion divine inspirée de celle du corps humain à travers le mythique nombre d’or. Les bâtisseurs du Moyen-âge en se basant sciemment sur des nombres irrationnels, avaient la conviction qu’en créant la Terre et l’Univers Dieu leur révélait un secret». Entre nature et sacrée et à travers les artistes en transit d’Extrême-Orient en l’Amérique, le spectacle-création traversera différents écosystèmes, manifestations tangibles d’un ordre universel de plus en plus menacé.

Parmi les artistes qui animeront la scène de Bab Al Makina figurent Bardes de l’Himalaya et de l’Altaï Mongol, voix du désert du Rajasthan, samâ mystique du Maroc, voix liturgiques des églises d’Arménie et musiques anciennes de l’Occident démontreront, tout comme la création architecturale, la diversité du génie humain.

Le programme compte aussi la tradition populaire des Appalaches et musique klezmer, les chants bretons revisités et xylophones du Mozambique, chants soufis d’aujourd’hui, les légendes de Corée, le chant judéo latino, ou encore les mélopées de l’ancien royaume hindouiste de Sunda, le blues et gospel portés par la voix de la chanteuse américaine Barbara Hendricks.

Cette dernière fait revivre, à travers son blues, toutes les émotions humaines dans leur universalité (souffrance, joie, peur, et espoir). Prévue pour le spectacle du 13 juin, Hendricks est un symbole dans l’histoire musicale du festival des musiques sacrées. Une des cantatrices les plus réputées au monde, elle fut l’une des premières à se produire à Fès.

Aujourd’hui Barbara Hendricks sillonne toujours le monde de la musique et avec son nouveau projet : The Road to Freedom (Le Chemin vers la Liberté). Les artistes choisis pour cette édition «expriment inlassablement la tentative de sublimer ce lien entre humain et divin, nature et monde céleste. Monde dont, pendant ce festival, Fès se fera l’écrin, le temps d’un festival», conclut Weber.

Hommage à Meknès

«Un hommage particulier sera rendu aux traditions musicales de Meknès lors d’une soirée dédiée à Bab El Makina», annonce Zouitene. Et d’ajouter: «il y aura  autant de moments forts que vous vivrez avec beaucoup d’émotion». Parmi ces moments, l’on peut citer le Forum de Fès, du 13 au 14 juin, qui verra la présence de plusieurs intervenants nationaux et internationaux de renom autour de la thématique «L’Architecture et le Sacré». En attendant, les responsables de la Fondation Esprit de Fès veulent donner un nouveau souffle à leur ONG, la prémunir de toute orientation partisane et se donner les moyens de garantir un meilleur rayonnement de Fès. Ils s’assignent l’objectif de favoriser le développement culturel et le tourisme, et promouvoir l’image de Fès et plus largement celle du Maroc, au moyen d’un label «Spirit of Fès» diffusé à travers le monde.

Y.S.A

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