×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5706 Le 26/02/2020 | Partager

■ Le «dernier horloger public» d’Abidjan refuse de prendre sa retraite
«Docteur en montres!», peut-on lire sur un étal. A Abidjan, la capitale économique ivoirienne, le métier d’horloger public, autrefois florissant, est menacé de disparition sous l’effet conjugué des nouvelles technologies et de l’absence de relève. Assis sous un parasol, dans une rue de Treichville, un quartier populaire d’Abidjan, Séraphin Kouassi Kouadio, 68 ans dont un demi-siècle à réparer les montres, se déclare «dernier horloger public» d’Abidjan. Penché en avant sur une table, il scrute à l’aide d’une loupe les montres en panne qu’apportent pour réparation une dizaine de clients par jour - il peut ainsi gagner de 30 à 50 euros par jour. Et refuse de partir en retraite, en l’absence d’une relève «assurée et rassurante». «Je suis issu de la première promotion de l’Ecole d’horlogerie suisse d’Abidjan créée en 1968», raconte le presque septuagénaire, vantant les moments de gloire de la montre-bracelet au poignet qui ont favorisé l’essor du métier de réparateur de rue. «Nous étions des centaines et des milliers installés à tous les coins de rue des quartiers d’Abidjan, la mégalopole de quatre millions d’habitants à l’époque, pour apporter assistance aux personnes dont les montres présentaient des défaillances: pile hors service, remontoir bloqué...», se souvient-il avec beaucoup de regrets. «Aujourd’hui, de ma génération, il ne reste presque personne, le métier a presque disparu», déplore-t-il. Ces ateliers de réparation à ciel ouvert se transformaient également en points de ralliement pour discuter football, jouer aux dames ou parler de politique, à une période où la libre expression était contrôlée par le régime de parti unique (1960-1990). L’avènement du téléphone portable, devenu un compagnon quotidien qui donne l’heure, a accéléré l’agonie des réparateurs de montres. «Comme un malheur n’arrive jamais seul, la présence sur le marché de montres made in China ou Indonesia, aux qualités douteuses, et à des prix très abordables, a largement contribué à la mise à mort du métier», explique le sociologue Roger Manet. «Les Ivoiriens réparent de moins en moins leurs montres», témoigne-t-il

■ Un chat candidat aux élections municipales
Un parti français a annoncé lundi son intention de faire figurer un chat sur sa liste aux élections municipales, à Rennes (ouest) pour mettre en avant la condition animale. La liste «Rennes en commun», portée par le parti de gauche radicale la France insoumise, veut placer le chat baptisé Rec, à l’avant-dernière place de sa liste pour les municipales des 15 et 22 mars. L’objectif: «mettre en avant un sujet peu présent dans cette campagne municipale: la condition animale», affirme Félix Boullanger, codirecteur de la campagne pour cette liste. Pour éviter une invalidation de la liste par les autorités, un homme prêtera son nom au chat Rec. «C’est une candidature symbolique, comme ça se fait souvent. Même si on fait 99,9% aux municipales, il ne sera pas élu», a reconnu M. Boullanger.
Sollicitée par l’association de défense des animaux L214, la liste Rennes en commun s’est engagée notamment à créer «une délégation à la protection animale», «augmenter la part de protéines végétales dans les menus dans la restauration collective», soutenir «une interdiction nationale des cirques détenant des animaux sauvages» ou encore «soutenir une politique de stérilisation des chats errants».o

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc