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    Libye: L'ONU approuve une résolution

    Par L'Economiste | Edition N°:5698 Le 14/02/2020 | Partager
    Les pays signataires réclament un cessez-le-feu durable
    La Russie s’est abstenue

    Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé en milieu de semaine une résolution réclamant qu'un cessez-le-feu durable succède en Libye. Le texte, rédigé par le Royaume-Uni, a été approuvé par 14 voix sur 15, la Russie s'abstenant. Il a fait l'objet d'âpres discussions pendant plus de trois semaines.

    Londres a choisi de maintenir dans le texte la mention de la préoccupation (du Conseil) devant l'implication croissante de mercenaires en Libye. C’était l’objet la semaine dernière d'un blocage des négociations par la Russie qui réclamait de remplacer le mot «mercenaires» par «combattants terroristes étrangers».

    La Russie est accusée depuis plusieurs mois d'avoir soutenu l'acheminement en Libye de plusieurs milliers de mercenaires du groupe privé Wagner réputé proche de la présidence russe. Ceci au profit du maréchal Khalifa Haftar qui cherche depuis le 4 avril 2019 à s'emparer militairement de Tripoli où siège le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par l'ONU. Moscou a nié tout rôle dans le déploiement en Libye de mercenaires russes.

    L'ambassadrice américaine adjointe à l'ONU, Cherith Norman Chalet, a regretté après le vote que le Conseil de sécurité n'ait pas été uni. De son côté, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a expliqué l'abstention de son pays par «des doutes à Moscou sur la possibilité de faire appliquer cette résolution alors que les modalités d'un cessez-le-feu ne sont pas encore arrêtées par les belligérants».

    La résolution réclame la poursuite des négociations de la commission militaire conjointe créée en janvier et réunissant les deux camps. Le but est d’aboutir à un «cessez-le-feu permanent incluant un mécanisme de contrôle, une séparation des forces et des mesures de confiance». Réunie à Genève, cette commission s'est séparée samedi dernier sans parvenir à un accord, l'ONU proposant de reprendre les discussions à partir du 18 février. Les membres de l'UE siégeant au Conseil de sécurité (Estonie, Belgique, France, Allemagne et la Pologne, ex-membre non permanent) - sans le Royaume-Uni, ont exprimé leur avis dans une déclaration commune. Pour eux: «il est clair qu'il n'y a pas de solution militaire en Libye».

    La résolution demande au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, de soumettre des propositions sur le contrôle d'un cessez-le-feu «dès que possible, une fois (que celui-ci) sera décidé par les parties libyennes». Le texte interpelle aussi les organisations régionales, notamment l'Union africaine, la Ligue des Etats arabes et l'UE pour soutenir l'ONU dans sa recherche d'une solution politique et d'une supervision d'un cessez-le-feu. Le texte entérine enfin les conclusions du sommet de Berlin qui demandait aux Etats membres de s'abstenir de toute interférence dans le conflit libyen.

    L'embargo sur les armes a été prolongé par l'ONU jusqu'au 30 avril 2021, sans que son application ait été renforcée. L'UE a promis en janvier de s'y atteler, sans résultat concret à ce jour.

    La solution ne peut être que politique

    Le 33e sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est tenu cette semaine à Addis-Abeba, a appelé à un règlement politique et pacifique de la crise libyenne conformément à l’Accord de Skhirat de 2015. Le Maroc, par la voix du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, avait réaffirmé que «la crise libyenne ne peut être réglée que par les Libyens eux-mêmes…». «La solution à cette crise ne peut être que politique», a dit Bourita, tout en mettant en garde que les interventions étrangères sont «le principal facteur qui complique le problème…».

    F. Z. T. avec agences

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