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Entreprises

Administration numérique: L’e-gov encore en projet en 2020!

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5678 Le 17/01/2020 | Partager
Pesanteur interne, manque de prise de recul, poches de résistance…
Une refonte complète du dispositif réglementaire s’impose
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Ahmed Laamoumri, secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, département de la Réforme de l’administration : «S’il y a un électrochoc à faire, c’est à nous de l’acter auprès du SGG, surtout au niveau des textes et de la réglementation» (Ph. APEBI)

Au moment où le monde entier ne jure que par la data, l’intelligence artificielle, le cloud, la blockchain… Au Maroc, l’on en est encore en 2020 au stade de projet  de l’e-gov.  «A ce jour, le constat est que nous avons pris beaucoup de retard. Mais  comment le rattraper? Peut-être avec une autre génération de fonctionnaires», soutient le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, département de la Réforme de l’administration, Ahmed Laamoumri, lors de l’assemblée générale élective de l’Apebi. Depuis 3 ans, le ministère du Commerce et de l’Industrie a pris l’initiative de piloter et porter politiquement les projets relevant du numérique.

Cependant, «c’est un débat qui n’est pas simple, avec notamment le SGG. Je crois que s’il y a un électrochoc à faire, c’est à nous de l’acter auprès du SGG, surtout au niveau des textes et de la réglementation», suggère Laamoumri. Parmi les initiatives phares qui ont marqué l’e-gov, figure celle-initiée en 2014 par le département de la Réforme de l’administration, portant sur les plateformes de réclamations en ligne (Chikaya.ma).

La première monture du projet proposait de dématérialiser tout le processus, y compris les doléances, la préparation d’une application mobile et la plateforme web. La proposition n’a pas été validée. «Il nous a fallu 1 an, voire 2 ans de débat pour convaincre le SGG que nous n’avons plus besoin de papier. Le point d’achoppement portait sur les couches rurales», explique Laamoumri.

Aujourd’hui, tout porte à croire que lors de l’élaboration des textes, l’administration réfléchit sans consulter les principaux acteurs concernés, surtout ceux relevant de domaines à réglementer ou encore de prise de recul. «Des fois, nous sommes cloués sur nos textes, dans nos bureaux. L’on essaie de faire appel à des experts internationaux et cabinets pour faire un benchmark, mais nous sommes encore limités», consent le SG du département de la Réforme de l’administration. Dans le cadre de la réforme des textes, un plan national de réforme de l’administration a été mis en place. Cette réforme couvre la période 2018-2021. Elle s’articule autour de 4 axes: organisationnel, managérial, la transformation digitale, l’éthique et la moralisation de l’administration.

Au total, la réforme comprend 24 projets. Mais qui dit transformation organisationnelle, dit aussi  charte de déconcentration, laquelle consiste à déléguer les pouvoirs de l’administration centrale, voire les transférer vers les services déconcentrés et extérieurs. En principe, «le plan de transfert se fera sur 3 ans.

Actuellement, ce projet vient d’être finalisé sur le plan documentaire. Les chartes de déconcentration de l’ensemble des départements ministériels sont préparées. Elles ont fait l’objet d’approbation et d’adoption par une commission ministérielle pilotée par le chef du gouvernement», annonce  Ahmed Laamoumri. Sachant que tout ce qui relève du stratégique, normalisation, audit, contrôle de gestion et inspection relèveront du périmètre de l’administration centrale.

Etude sur la maturité des services publics électroniques

  • Périmètre: 87 administrations

- 35 départements ministériels et hauts commissariats (taux de couverture:100%).
- 52 établissements publics (taux de couverture: 30%).

Type des services électroniques recueillis: «Démarches électroniques».

  • Total recueilli: 453 démarches électroniques

Résultats de l’étude: 23% des services électroniques sont dématérialisés complètement!
- Niveau de maturité électronique des services: insuffisant!
- Score e-readiness moyen: 48%.

M.Ko.

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