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Argentine: Des mesures d'urgence pour sortir de la crise

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5663 Le 26/12/2019 | Partager
Objectif: sauver l'économie d'un pays en défaut de paiement virtuel
Le peso argentin a chuté de 70% depuis janvier 2018
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Le gouvernement argentin a promulgué récemment une loi instaurant une série de mesures économiques et fiscales d'urgence. Elles sont destinées à remettre sur les rails l'économie d'un pays en défaut de paiement virtuel et plongé dans une crise similaire à celle de 2001, selon le nouveau président Alberto Fernandez.

La loi d'urgence économique prévoit entre autres une hausse de la fiscalité pour les classes moyennes et supérieures, des prestations sociales pour les plus défavorisés et une taxe de 30% sur les achats en devises étrangères.

Le texte prévoit aussi une hausse des taxes sur les exportations agricoles, le secteur de l'agro-business étant le seul à avoir progressé ces dernières années. Il prévoit notamment un plan contre la faim, ainsi que l'octroi de primes pour les petites retraites et, pour les plus pauvres, le report ou le gel des augmentations des tarifs des services publics.

L'ex-président de centre droit Mauricio Macri a laissé un pays en proie à la récession et l'inflation. Le peso argentin a chuté de 70% depuis janvier 2018. Il avait demandé fin août un rééchelonnement de la dette, notamment au FMI qui a accordé à l'Argentine en 2018 un prêt de 57 milliards de dollars contre un programme d'austérité (elle en a reçu 44 milliards).

Au moment de sa prise de fonctions le 10 décembre, Alberto Fernandez, a déclaré avoir hérité d’une «situation dramatique». L'Argentine est en récession. Selon le FMI, il faudrait s’attendre à une baisse du taux de croissance (-3,1% en 2019 et -1,3% en 2020). Celui du chômage est établi à 10%. Quant à la dette, elle s'élève à 335 milliards de dollars, dont les 44 milliards du FMI. Les agences de notation évaluent la dette argentine à près de 100% du PIB. Elle représentait 52,6% du PIB en 2015.

Buenos Aires avait différé au mois d'août le remboursement de neuf milliards de dollars de dettes libellées en dollars. Les agences de notation Standard and Poor's et Fitch avaient alors abaissé la note attribuée à l'Argentine à «RD» (défaut sélectif).

Ceci désigne la situation d'un emprunteur qui n'a pas honoré une certaine partie de ses obligations ou une émission spécifique, mais qui continue de payer ses autres types d'emprunts dans les temps. Il s'agit de l'avant-dernière note de l'échelle avant le défaut pur et simple «D».

L'agence Fitch a remonté la note de ce pays sud-américain à «CC», tout en mettant en garde contre «une forte probabilité d'un autre défaut». En 2001, l'Argentine, incapable de faire face aux échéances de remboursement de sa dette, avait connu le plus important défaut de paiement de l'histoire et une grave crise économique et sociale. Une situation qui avait traumatisé les Argentins et les marchés financiers.

F. Z. T.

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