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    Atlantic Free Zone: Un millier de cols blancs recrutés d'un seul coup!

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5648 Le 05/12/2019 | Partager
    Une initiative portée par les industriels de la zone franche de Kénitra
    Une cinquantaine d'entreprises, dont 25 multinationales, embauchent

    Comme nous l'avions annoncé en avant-première, Atlantic Free Zone (la zone franche de Kénitra) parie sur l'employabilité dans l'industrie automobile.

    En effet, les industriels de cette zone, regroupés au sein de l'AFZIA (Atlantic Free Zone Investors Association), annoncent la création effective d'un millier d'emplois de cadres de haut niveau, de managers, d'ingénieurs et techniciens hautement qualifiés cette semaine. Une opération qui rentre dans le cadre du 1er salon de l'Emploi de la zone franche du chef-lieu du Gharb.

    Au total, une cinquantaine de grandes entreprises de renom et de donneurs d'ordre, dont 25 multinationales spécialisées dans l'industrie automobile, des cabinets de recrutement participent à cette opération. L'événement a été inauguré hier mercredi 4 décembre par Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie,  du Commerce, de l'Economie verte et numérique qui a insisté sur le soutien total de la tutelle à ce type d'initiatives.

    Pour le ministre, il s'agit là d'une belle mécanique public-privé entre opérateurs économiques, industriels, ministère de tutelle, université Ibn Tofail qui ont bien cerné les enjeux pour la région... «Nous sommes fiers de voir que des industriels de la zone franche s'approprient cette initiative pour l'employabilité», déclare le ministre Elalamy.

    «Cet événement revêt un caractère particulier tant pour les industriels que pour les cadres qui ont des ambitions en termes d'évolution de carrière et de montée en compétences. C'est un espace d'échanges et une passerelle qui rapproche les décideurs économiques, les industriels, les cadres, les universités, les grandes écoles et les instituts de formation», fait valoir Hakim Abdelmoumen, le président de la Zone franche de Kénitra.

    Selon lui, l'événement revêt un caractère d'envergure nationale. Il est désormais inscrit en tant que rendez vous incontournable des cols blancs. L'enjeu est de promouvoir l'employabilité des cadres pour accélérer la montée en compétences tout au long de la chaîne de valeurs de la zone franche. Les retombées de cette initiative seront multiples en termes d'accélération des process, de transfert de savoir-faire, voire la maximisation du taux d'intégration locale ou encore l'intégration en profondeur.

    Plus encore, les retombées seront immédiates en termes de dynamisation socio-économique de la région du Gharb. Chiffres à l'appui, la région de Kénitra compte plus de 47.000 emplois dans le secteur de l'automobile (dans la ville, la zone franche et environs).

    Sur l'ensemble de ces effectifs, le maillage industriel d'Atlantic Free Zone emploie à lui seul quelque 30.000 salariés dans l'automobile, essentiellement auprès de grandes multinationales, des greenfields et équipementiers dans diverses activités (Vitrage, câblage, coiffes de sièges, logistique, emboutissage, maintenance et systèmes automatisés, mécanique, production, connectique, qualité...).

    Le challenge est de taille, d'autant plus que la zone franche de Kénitra est en train de dépasser celle de Tanger. Pour preuve, AFZ démarre avec un taux record d'intégration locale de l'ordre de 60%! L'objectif à terme est de dépasser les 80% de sourcing local. Ce qui est une performance pour le made in Maroc.

    Tout l'enjeu est là, car les implications sont non seulement dans les créations d'emplois par milliers, mais aussi dans l'industrialisation, la formation de compétences, le transfert d'expertise et de techniques nouvelles voire des opportunités pour l'entreprise marocaine, les PME et les capitaux nationaux. Il faut admettre que derrière cette dynamique, il y a un écosystème et un maillage industriel porté par le constructeur PSA.

    Peugeot 208 made in Maroc

    Depuis son entrée en production en juin dernier, l'usine de la filiale marocaine du groupe français (Peugeot Citroën Automobiles Maroc)  est en train d'accélérer la cadence. Le site PSA Kénitra produit actuellement plus de 100 véhicules par jour. Des Peugeot 208 de dernière génération et made in Maroc. Un best-seller de la marque au lion qui suscite un fort engouement commercial et promet de battre des records dans les volumes de vente.  

    Pour l'heure, PSA Maroc s'organise de façon à monter rapidement à 300 véhicules/jour dès avril 2020. Par ailleurs, le projet d'extension de la seconde phase de PSA est assez avancé. Il sera livré dès l'été 2020. Les nouvelles capacités installées devront accélérer la productivité du site pour monter à 600 voitures/jour dans un an (fin 2020). 

    A ce rythme là, l'usine PSA Kénitra arrivera plus tôt que prévu à l'objectif fixé des 200.000 véhicules. Le constructeur a, rappelons-le, dépassé les 600 millions d'euros de sourcing local au Maroc. Or, l'objectif initial sur les composants était de 200 millions d'euros.

    30.000 salariés: Une ville dans la ville

    L'industrie automobile figure parmi les métiers mondiaux qui ont connu une croissance exponentielle depuis 2012. Le Plan d'accélération industrielle a insufflé une nouvelle dynamique au secteur en captant des investisseurs de renommée mondiale. Aujourd'hui, l'industrie automobile est le 1er secteur exportateur du Maroc, devant les phosphates. Elle a permis la création de plus de 90.000 emplois supplémentaires avec un chiffre d'affaires qui dépasse les 80 milliards de DH. Au niveau de la zone franche de Kénitra, l'écosystème compte plus de 30.000 salariés. L'Association de la zone franche (AFZIA) compte aujourd'hui plus de 33 entreprises membres, essentiellement des multinationales et greenfields. Son challenge est de contribuer au développement des compétences et de l'intégration en profondeur. L'AFZIA a mis en place des dispositifs d'accompagnement des entreprises et PME qui s'installent dans la zone franche. Elle a aussi développé des partenariats à l'international et des actions en faveur de l'adéquation formation-emploi avec l'IFMIA et l'Université Ibn Tofail. Une convention vient d'ailleurs d'être signée avec l'Université de Kénitra. 

    Amin RBOUB

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