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    International

    Syrie: Trump souffle le chaud et le froid

    Par L'Economiste | Edition N°:5610 Le 09/10/2019 | Partager
    Grand cafouillage sur le retrait militaire américain
    L’ONU craint une nouvelle crise humanitaire
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    Le président américain Donald Trump calme le jeu. Il a assuré que son pays n’a pas abandonné les Kurdes. Et ce, deux jours après avoir annoncé le retrait des  troupes américaines de secteurs proches de la frontière turque, dans le nord de la Syrie.

    De son côté, le gouvernement syrien a appelé les Kurdes à revenir dans son giron. Ceci au moment où la minorité soutenue par Washington est menacée par une offensive de la Turquie voisine.

    Ankara a annoncé, hier mardi, avoir achevé les préparatifs en vue d’une opération contre les forces kurdes dans le nord syrien. «Nous défendrons l’ensemble du territoire syrien et nous n’accepterons aucune occupation étrangère», a fait savoir le vice-ministre des Affaires étrangères Fayçal Mekdad à la presse locale.

    Les forces kurdes ont annoncé un retrait des militaires américains de certains secteurs situés directement à la frontière. Plus tard, un haut responsable américain à Washington a parlé d’un simple redéploiement vers d’autres zones.

    Dimanche dernier, la Maison-Blanche avait créé la surprise en annonçant le retrait des forces américaines stationnées dans le nord syrien. Mais le gouvernement américain a fait marche arrière sous la pression de la communauté internationale et de son propre camp, mettant la Turquie en garde contre tout excès.

    Les Kurdes ont instauré une autonomie de facto dans le nord du pays, à la faveur du conflit déclenché en 2011. Damas refuse cette autonomie. Et par le passé, «le pouvoir est même allé jusqu’à qualifier de traîtres les combattants de la minorité pour leur alliance avec Washington».

    Craignant une offensive turque, les Kurdes avaient déjà amorcé l’an dernier des pourparlers avec Damas sur l’avenir de leurs régions. Mais ces négociations sont restées sans suite.

    La Turquie qualifie de «terroriste», les Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde de Syrie. Même si cette dernière est alliée à Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Ankara a déjà mené deux offensives en Syrie. Celle de 2018 a permis à l’armée turque et des supplétifs syriens de prendre le contrôle de l’enclave kurde d’Afrine (nord-ouest).

    Le reste de la communauté internationale a aussi mis en garde contre les conséquences d’une offensive turque. C’est le cas de l’ONU qui dit se «préparer au pire en cas de nouvelle crise humanitaire en Syrie». Le conflit a fait depuis 2011 des millions de déplacés et réfugiés et a coûté la vie à plus de 370.000 personnes.

    F. Z. T. avec agences

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