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    International

    Tunisie: Comment évolue le paysage politique

    Par L'Economiste | Edition N°:5609 Le 08/10/2019 | Partager
    Le Parlement face au risque de la paralysie
    Et casse-tête pour la formation d'un gouvernement

    En Tunisie, les législatives du 6 octobre ne semblent dégager aucune majorité claire pour la formation d'un gouvernement. Ce qui augure de négociations ardues. Celles-ci ont débuté avant même la proclamation des résultats officiels mercredi dernier et le second tour de la présidentielle dimanche. Tour d'horizon:

    ■ L’abstention: Elle a atteint 58,6%, soit près du double des législatives de 2014. L'abstention n'est pas seulement la marque d'un désintérêt, mais aussi une sanction envers les partis en lice et l'offre politique. «Cela fait deux mois qu'on parle des élections et on prévoyait un taux supérieur», a reconnu le président de l'instance chargée des élections (Isie), Nabil Baffoun, tout en estimant la participation «respectable». Lors des premières municipales de l'après-révolution, en mai 2018, l'abstention avait atteint un record de 66,3%. Elle a été de 51% pour le premier tour de la présidentielle le 15 septembre.

    ■ Les gagnants: Selon deux instituts de sondages locaux, Emrhod et Sigma, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha aurait obtenu le plus grand nombre de sièges, à savoir 40 sur un total de 217, contre 33 à 35 pour Qalb Tounes. C’est le nouveau parti du finaliste de la présidentielle Nabil Karoui, actuellement en prison. Un troisième sondage, de Targa consult, donne 46 sièges à Ennahdha et 35 à Qalb Tounes. Les deux formations ont chacune assuré être arrivée en tête, sans donner de chiffres. Les résultats préliminaires officiels sont attendus mercredi prochain.

    ■ Les scores évoqués: Selon ces sondages, aucun parti ne dépasse 20% de voix. En termes de sièges, les scores évoqués constituent à peine un tiers du nombre requis pour décrocher une majorité absolue au Parlement (109). Même s'il obtient la première place, Ennahdha perdrait entre 20 et 30 députés par rapport à l'Assemblée sortante. En outre, derrière ce duo de tête, qui avait exclu toute alliance durant la campagne, le tableau est éclaté. Une série de formations hétéroclites détiendraient moins de 20 sièges chacune. Quel que soit le gagnant, un casse-tête se présente dans l'optique de rassembler une majorité nécessaire pour légiférer.

    ■ Les prochaines étapes: Une semaine après la proclamation des résultats définitifs, le parti arrivé en tête doit être chargé de constituer un gouvernement sous deux mois. Une période maximale au terme de laquelle un vote aura lieu au Parlement. En cas d'échec à décrocher une majorité, le président, qui reste à élire le 13 octobre, peut lui-même proposer un Premier ministre, qui disposera à son tour de deux mois pour mener à bien la même tâche. Si le blocage persiste, le président peut dissoudre l'Assemblée et convoquer de nouvelles législatives, indique la Constitution.

    F. Z. T. avec agences

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