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    Aéroport Mohammed V: L'Intérieur casse la grève des bagagistes

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5605 Le 02/10/2019 | Partager
    Un mouvement de 24 heures enclenché le 1er octobre à 6h du matin
    La Commission de l'Intérieur fait appel au renfort
    Des instructions fermes et un dispositif pour le maintien de l'ordre
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    La situation du tri, chargement, déchargement et livraison des bagages a été complètement maîtrisée malgrès la grève observée hier mardi (Ph. L'Economiste)

    Encore un bras de fer à l'aéroport Mohammed V de Casablanca! Des agents des services de tri, de chargement, déchargement et livraison des bagages ont observé hier, mardi 1er octobre, une grève à l'aéroport Mohammed V. C'est le syndicat (affilié à l'UMT) représentant une partie du personnel de l'opérateur en charge du tri des bagages (GPI, sous-traitant de RAM Handling) qui est à l'origine de ce mouvement.

    En effet, des employés bagagistes de GPI ont annoncé et observé une grève de 24 heures, mardi 1er octobre, à partir de 6h du matin. A l'heure où nous mettons sous presse, le mouvement était très peu suivi. Les effectifs en grève ne représentent même pas 5% de l'ensemble du personnel de GPI (au nombre de 800 agents). Selon nos sources sur place, «les grévistes ne dépassent pas la trentaine».

    Pour gérer cette situation et en limiter l'impact sur les bagages et les différents services de l'enceinte aéroportuaire, la Commission de l'Intérieur, dirigée par le gouverneur de l'aéroport, a fait appel à  du renfort. «Ce sont essentiellement des volontaires de la RAM ainsi qu'une partie du personnel technique qui ont été redéployés pour éviter des situations de blocage», confie un haut cadre de Royal Air Maroc.

    Plus encore, pour assainir et maîtriser la situation, RAM Handling, RAM et l'ONDA ainsi que la Commission de l'Intérieur ont mis en place un dispositif organisationnel et une série de mesures fermes pour que «les activités se déroulent dans des conditions normales», précise l'autorité aéroportuaire.

    Le dispositif porte sur le renfort, par des agents supplémentaires, des services de tri, de chargement, de déchargement et livraisons des sacs et valises. Selon nos sources, des retraités des Forces auxiliaires (FA) ont également été  mis à contribution. Ils ont été formés récemment à Benslimane et redéployés à l'aéroport pour le renfort et le maintien de l'ordre.

    Face à ce dispositif, les grévistes perçoivent cette organisation comme une sorte de «mainmise de l'Intérieur sur la gestion de l'aéroport». Ils vont plus loin et qualifient les mesures prises à leur encontre de «violations de la loi" ou encore «atteintes à leurs droits et acquis».

    A l'origine de ce bras de fer avec l'UMT, l'installation d'une commission de l'Intérieur et la nomination d'un gouverneur de l'aéroport, Mohamed Zhar (ancien gouverneur de la province d'Al Hoceïma). Pour prendre les choses en main, la commission a commencé par examiner l'ensemble des prestations, surtout celle des bagages. Une sorte d'audit qui a permis à la commission de relever une série de dysfonctionnements.

    Parmi ces non-conformités, le refus du pointage et la mainmise de l'UMT sur la programmation des agents dédiés aux services des bagages... Or, «la suppression du pointage a conduit à une situation de rente caractérisée induite par l'absence de contrôle, des emplois fictifs, des heures de travail supplémentaires fictives... Soit le paiement de 3 millions de DH supplémentaires et hors budget normal», explique une source auprès de RAM Handling.

    Pour remettre de l'ordre, la Commission a mis fin à «la situation de rente qui a prévalu plusieurs semaines» avec le retour à la programmation initiale. C'est-à-dire restituer les plannings des effectifs et le dispatching des agents selon les vols/avions (par l'opérateur sous-traitant) pendant la journée, voire la semaine. Par ailleurs, la Commission a imposé la «remise en service» du système de pointage qui avait été refusé et abandonné par le mouvement des protestataires.

    Hier mardi, l'ONDA confirmait que l'exploitation de l'aéroport et les services dédiés aux bagages fonctionnaient normalement. «Aucun impact n'est enregistré sur les opérations d'exploitation et de traitement des passagers ainsi que leurs bagages».

    Amin RBOUB

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