×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Maghreb Steel peine à redresser son résultat net

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5601 Le 26/09/2019 | Partager
    Le taux d’utilisation des capacités oscille entre 45 et 50%
    Ebitda plus bas qu’en 2016
    Une demande de mesures de sauvegarde provisoires chez la tutelle

    Maghreb Steel n’arrive toujours pas à redresser son résultat net malgré un Ebitda (rentabilité opérationnelle) positif depuis juillet 2015. «Nos ventes, en 2019, sont à peu près sur la même trajectoire qu’en 2018, avec une légère amélioration», tente de rassurer Hatim Senhaji, DG de Maghreb Steel, mardi 24 septembre.

    En 2018, les volumes de ventes de l’entreprise ont enregistré une baisse par rapport à 2017, s’établissant à 293 KT sur le marché local et 84 KT à l’export. L’Ebitda était de 81 millions de DH. Le management table sur un Ebitda positif cette année. A titre de comparaison, le retour à la rentabilité d’exploitation de l’entreprise remonte à juillet 2015, date à laquelle Maghreb Steel a enregistré un Ebitda positif depuis les difficultés qu’elle a connues entre 2012 et 2014.

    La rentabilité a été confirmée en 2016 avec un Ebitda de 213 millions de DH. C’est l’indicateur-clé sur lequel «nous sommes jugés en tant qu’équipe de management», précise Hatim Senhaji, DG à la tête de Maghreb Steel depuis l’été dernier.

    Bémol: l’industriel affiche des niveaux de production qui ne permettent pas des économies d’échelle. Le taux d’utilisation des capacités oscille entre 45 et 50%. Les ventes de Maghreb Steel se ventilent pour deux tiers dans l’acier laminé à chaud et le tiers pour le laminé à froid.

    Le management avoue que cette année sera dans la continuité de 2018, dans un contexte de marché marqué par une pression à la baisse des prix, avec une accélération depuis juillet-août. Les surcapacités de production, les mesures protectionnistes et l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché (Russie, Ukraine, Egypte…) ou encore la contraction de la demande nationale renseignent sur les «mêmes ordres de grandeur que 2018».

    Senhaji n’a pas voulu commenter l’état de la trésorerie de l’entreprise, mais assure croire à une amélioration des indicateurs si la taille du marché national augmente. Ce volet «peut être développé par de petites diversifications de produits finis sur des niches comme les infrastructures». Pour s’assurer des relais de croissance, Maghreb Steel compte, en concertation avec l’écosystème de transformateurs, adresser les besoins des industriels.

    L’objectif est d’atteindre une consommation de 1 million de tonnes d’acier plat. L’horizon n’est pas précisé. Des négociations sont en cours avec les équipementiers automobiles et le constructeur PSA. En attendant, Maghreb Steel a introduit une demande de mesures de sauvegarde provisoires en attendant la fin de l’enquête, lancée en mai dernier.

    Les mesures antidumping sur l’acier laminé à chaud en provenance de Turquie et de l’UE sont arrivées à échéance hier 25 septembre. «Nous avons demandé une mesure de sauvegarde pour être au même niveau de protection que les pays qui nous entourent. L’enjeu étant de laisser le temps à l’industrie locale de se renforcer», explique Senhaji.

    La sortie de Maghreb Steel a eu lieu la veille de l’arrivée à expiration des mesures antidumping en vigueur depuis 5 ans sur les importations de tôles en acier laminées à chaud, originaires de l’Union européenne et de la Turquie.

    Adossement à un groupe international

    Maghreb Steel ne ferme pas la porte à un éventuel rapprochement avec un groupe international : «En plus d’avoir pris du temps, les offres ont été présentées fin 2018, à un moment où le marché de l’acier se portait moins bien. Nous avons considéré que le potentiel de l’entreprise était beaucoup plus important que les offres que nous avons reçues et qu’il valait mieux temporiser, réaliser ce potentiel avant de recommencer un processus de recherche de partenaire», explique Hatim Senhaji.

    M.Ko.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc