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    Universités: Ingénierie, industrie et bâtiment les plus prisés

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5590 Le 11/09/2019 | Partager
    Moins de 5% des jeunes qui entrent en licence étudient les TIC
    Près de 44% des 25-34 ans étaient titulaires d’un diplôme en 2018
    L’OCDE propose des idées pour un système performant
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    La proportion des 25-34 ans diplômés de l'enseignement supérieur est d’environ 70% en Corée et un peu plus de 60% au Canada. D’autres pays comme l’Australie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Suède et la France dépassent la moyenne OCDE comprise entre 35% et 44%. L’Allemagne, l’Italie et le Mexique arrivent au bas de l’échelle

    De nouveaux indicateurs et de nouvelles analyses. Dans son édition 2019 de «Regards sur l’éducation», l’OCDE évalue le système d’enseignement supérieur et dresse l’état de l’éducation dans le monde.

    Certes la demande continue d’augmenter, mais elle ne pourra s’inscrire dans la durée que si l’on parvient à trouver l’équilibre entre, d’une part, l’offre de diplômés et, d’autre part, les besoins sociaux et du marché du travail, recommandent les auteurs. Il est impératif aussi de doter les étudiants des compétences dont ils ont besoin pour réussir dans la vie.

    La parution de cette édition s’inscrit dans le cadre de la campagne de l’OCDE intitulée «Je suis l’avenir du travail». Y sont exposées plusieurs données clés.

    Près de 44% des 25-34 ans étaient titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur en 2018, par rapport à 35% en 2008, en moyenne, dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Leur taux d’emploi était supérieur de 9 points de pourcentage à celui des adultes titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires et leur niveau de revenu supérieur de 57%.

    Certains secteurs très demandés pourront avoir du mal à trouver les compétences dont ils ont besoin. Moins de 15% des jeunes qui entrent en licence étudient l’ingénierie, les métiers de l’industrie et le bâtiment et moins de 5% les technologies de l’information et des communications. Bien que ces secteurs affichent des taux d’emploi et des revenus parmi les plus élevés.

    Les femmes y sont particulièrement sous-représentées, moins d’un nouvel entrant sur quatre en moyenne étant une femme dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Elles gagnent moins que les hommes, même avec un diplôme universitaire dans le même vaste domaine d'études. En moyenne, 14,3% des 18-24 ans sont sans emploi et sortis du système éducatif (NEET). En Afrique du Sud, au Brésil, en Colombie, au Costa Rica, en Italie et en Turquie, plus de 25% des 18-24 ans sont des jeunes NEET.

    Pour tenter de répondre aux nouveaux besoins du marché de l’emploi, plusieurs établissements sont amenés à peaufiner leurs stratégies. Ils encouragent les jeunes à suivre des trajectoires plus flexibles vers l’enseignement supérieur et à chercher le juste équilibre entre les compétences universitaires et celles professionnelles.

    Et surtout de travailler en collaboration plus étroite avec les employeurs, les entreprises et les organismes de formation. Selon l’OCDE, ils doivent aussi trouver un équilibre entre la croissance des effectifs inscrits et la nécessité de maîtriser les coûts. Tout en préservant la pertinence et la qualité de leurs enseignements.

    Un chapitre est consacré aux dépenses liées aux établissements d’enseignement supérieur. Entre 2005 et 2016, elles ont augmenté de plus du double de la progression du taux d’inscription, pour atteindre environ 15.600 dollars par étudiant en moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Des sources privées ont été mises à contribution lors de la mise en place de droits d’inscription ou de leur majoration.

    Lutte contre le décrochage scolaire

    La nouvelle publication évalue comment les jeunes passent des études au travail. Certains pays ont accompli des progrès dans la lutte contre le décrochage scolaire, en réduisant le nombre de jeunes non scolarisés au cours des dix dernières années. Les proportions ont en effet diminué de 20 points de pourcentage en Russie, de 18 points de pourcentage au Mexique, de 16 points de pourcentage au Portugal et de 10 points de pourcentage en Australie et en Nouvelle-Zélande entre 2005 et 2017.
    En moyenne dans l’ensemble des pays de l’OCDE, environ un jeune de 15-24 ans sur six est inscrit dans un programme d’enseignement professionnel. Si l’on compare les effectifs sur la base du niveau d’études, l’écart se réduit entre la part des jeunes adultes diplômés du supérieur et celle des individus ayant arrêté leurs études à la fin du secondaire. En 2018, la part de jeunes adultes titulaires d’un diplôme de fin d’études secondaires ou d’un diplôme post-secondaire non supérieur, à savoir 41%, était presque égale à celle des diplômés du supérieur (44%).

    Fatim-Zahra TOHRY

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