×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Syrie: Patrouilles conjointes turco-américaines

    Par L'Economiste | Edition N°:5588 Le 09/09/2019 | Partager
    Objectif: Mise en place d’une zone tampon
    Ankara craint un afflux de migrants syriens

    Des véhicules blindés turcs et autant américains… Ankara et Washington ont lancé, hier dimanche, leur première patrouille conjointe dans le nord-est de la Syrie.

    Une opération qui fait suite à l’accord conclu le mois dernier entre les deux pays. Celui-ci prévoit la mise en place d’une zone tampon entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par la milice kurde appuyée par Washington des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance des Forces démocratiques syriennes (FDS), à l’est du fleuve Euphrate.

    Ankara et Washington ont récemment mis en place le centre d’opérations conjointes, prévu par cet accord pour coordonner la création de la zone de sécurité. Recep Tayyip Erdogan a affirmé que son homologue américain Donald Trump avait promis que ladite zone serait large de 32 kilomètres (20 miles). Le président turc a également menacé de lancer une opération dans le nord-est de la Syrie si la Turquie n’obtient pas son contrôle. Cet accord avait déjà permis d’éviter une opération turque contre les YPG qui semblait imminente.

    L’un des objectifs de la zone de sécurité pour Ankara est de pouvoir y renvoyer certains des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie. Un projet pressant au moment où les combats à Idleb (nord-ouest de la Syrie), où vivent environ trois millions d’habitants, font craindre un nouvel afflux de migrants.

    Sur ce même sujet, le président turc a menacé d’en laisser affluer une nouvelle vague vers l’Union européenne s’il n’obtient pas davantage d’aide internationale. Ankara et l’UE ont conclu en 2016 un accord qui prévoyait le retour en Turquie de migrants entrés illégalement en Grèce en échange notamment d’une aide financière de 6 milliards d’euros de l’UE à Ankara.

    «A ce jour l’Union européenne a alloué 5,6 des 6 milliards d’euros approuvés», a cependant répliqué une porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud. Tout en assurant que le reste sera versé prochainement.o

    F. Z. T. avec agences

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc