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    Aéroport Mohammed V: Les bagagistes en grève depuis cinq mois!

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5580 Le 28/08/2019 | Partager
    Les employés d'un sous-traitant de RAM Handling
    Les passagers pris en otage
    Hausse de 14% du trafic en juillet
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    Attendre son bagage après être descendu de l'avion est devenu un calvaire à l’aéroport de Mohammed V de Casablanca. L’attente dans le hub principal du Maroc, qui a traité plus de 45,11% du trafic passagers global de juillet, soit un peu plus de 1 million de voyageurs (évolution de 9,72%), vire parfois au cauchemar. Et pour cause: le contexte social agité par un mouvement de grève de la filiale Handling de RAM, qui dure depuis 5 mois.

    Contacté par L’Economiste, Mohamed El Aoufir Zouhair, DG de l’Onda explique: «Les perturbations enregistrées au niveau du traitement des bagages à l'aéroport Mohammed V sont essentiellement dues à la grève de zèle du personnel de l'opérateur GPI sous-traitant de RAM Handling».

    Conséquence: des désagréments et rallongements de délais d’attente dans le traitement des bagages, des pertes de valises... On ne compte plus les voyageurs furieux. Des passagers qui attendent jusqu’à 4 heures debout devant le tapis roulant à bagages, voire plus, pour récupérer leurs valises.

    Des délais d’attente qui peuvent virer au cauchemar pour les personnes âgées ou malades ou à mobilité réduite…d’autant plus que la zone de transit ne dispose pas d’aire de repos où l’on peut s'asseoir ou s'allonger confortablement. «Après avoir passé les contrôles de police, j’ai attendu plus de 4 heures debout. Je n’exagère pas!», dénonce un voyageur.

    Le management de l’Onda précise que l’aéroport Mohammed V est le seul touché par les perturbations. L’opération de livraison des bagages se passe dans des conditions tout à fait normales dans l’ensemble des aéroports du Maroc. La grève a généré une lenteur de livraison des bagages et une réduction des effectifs, allant jusqu’à l'arrêt total des activités de manutention pendant certaines heures et durant certaines périodes.

    Les mouvements sociaux intermittents ont eu un impact négatif sur le traitement des bagages de plusieurs vols, notamment ceux en correspondance. Cette situation coïncide avec le pic de l’été et la période de pointe (Hajj phases départ et arrivée, MRE arrivée et départ). Un dialogue social est en cours entre le prestataire et les manutentionnaires pour trouver une solution définitive.

    Selon les derniers chiffres de l’ONDA, le volume de trafic commercial dans les aéroports enregistre plus de 2,3 millions de passagers au seul mois de juillet, soit une hausse de l’ordre de 14,24%, par rapport à la même période en 2018.

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    Compter deux heures au minimum pour récupérer ses bagages à l'aéroport Mohammed V et quatre à cinq heures pour des cas extrêmes. Les passagers sont livrés à eux-mêmes, aucun guichet d'information n'est ouvert la nuit (Ph.A.S.)

    Au classement national, l’aéroport Mohammed V a accueilli plus de 45,11% du trafic global, soit un peu plus de 1 million de passagers (croissance de 9,72%). Il est suivi par l’aéroport Marrakech-Menara, qui a enregistré une croissance de 30,58% avec plus de 490.000 passagers. Le trafic domestique a également enregistré une forte croissance (32,55%) avec 277.263 passagers accueillis.

    Les indicateurs sont flatteurs, mais dans quelles conditions sont traités les passagers après vérification des formalités policières d'entrée et de séjour? Qu’est-ce qui est prévu comme solution ou mesures pour fluidifier le process?

    Tous les intervenants ainsi que les partenaires publics concernés sont totalement mobilisés pour remédier à cet état de fait, soutient El Aoufir. Les effectifs de support, d’information et d’orientation des passagers, ont été renforcés et sont opérationnels 24/24, 7j/7. Cependant, les témoignages qui nous reviennent sont plutôt divergents.

    «Le pire est que tu n’as personne à qui parler. Mon avion a atterri à 23 heures 30, je suis parti de l’aéroport aux environs de 2 heures 15 minutes du matin», témoigne un voyageur revenu du Japon. En tant que principal hub aérien et vitrine du Maroc, l’aéroport de Casablanca livre une piètre figure en cette période de pic saisonnier.

    «Nous devons tous y mettre responsabilité, rigueur et sagesse pour arriver à des solutions définitives et pérennes», tient à préciser le DG. Ce conflit social, dont les parties prenantes sont responsables, doit être traité et résolu avec toute l’implication nécessaire.

    M.Ko.

     

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