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    Economie

    Aïd Al Adha: L’offre pléthorique, les prix abordables

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5570 Le 06/08/2019 | Partager
    8 millions d’ovins et caprins tracés pour le sacrifice
    Il faut compter une moyenne de 40 DH/kg, toutes races confondues

     

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    Selon les données de l’Onssa, pas moins de 8 millions de têtes d’ovins et caprins ont été identifiées et tracées. Ceci, pour une demande de l’ordre de 4,5 millions de têtes (Ph. Jarfi)

    A moins d’une semaine, l’offre du cheptel destiné à l’abattage de l’Aïd Al Adha se développe progressivement. Cette année, elle est constituée d’agneaux issus du grand agnelage de l’automne dernier et de moutons de 18 mois et plus. C’est  dire qu’il y en a pour tous les goûts… et en principe pour toutes les bourses.

    En tous cas les prix sont jugés raisonnables par les professionnels contactés par L’Economiste. Ceci, bien évidemment dans un contexte de déficit et de renchérissement du coût de l’aliment de bétail.  

    Sur les grandes surfaces, le prix d’un mouton de la race Bergui varie entre 40 et 45 DH le kilo. Celui du Sardi se négocie entre 50 et 52 DH/kg. Selon l’Association nationale des éleveurs d’ovins et caprins, la moyenne des prix, toutes races confondues se situe aux alentours de 40 DH/kg sur les marchés autres que ceux des grandes agglomérations (axe Kénitra-Rabat-Casablanca).

    Surtout, les souks ruraux qui bénéficient de la proximité des éleveurs. En effet, sur ces places, les vendeurs supportent moins de frais en termes de coûts de transport, voire de taxation.

    Pour la vente sur pieds, les prix varient entre 1.500 DH/tête et 5.000 DH, selon la qualité, la race et le poids. Ils peuvent atteindre la barre de 7.000 DH/tête pour les béliers bien engraissés. Mais dans tous les cas de figure, l’offre s’annonce cette année largement supérieure à la demande.

    Environ 8 millions de têtes d’ovins et caprins ont été tracées à fin juillet dernier selon les données de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires. Ce cheptel va-t-il être proposé à la vente dans sa totalité? Pas sûr, estime un professionnel. Sans oublier que le chiffre relatif à l’offre globale reste difficile à confirmer vu l’atomisation du marché.

    Quoi qu’il en soit, «la cherté de l’alimentation du bétail ne plaide pas pour la rétention des petits ruminants», tranche un éleveur de la région des Doukkala.

    Seulement, la demande de la fête du sacrifice est en baisse tendancielle sur les 3 dernières années. D’après les chiffres du ministère de l’Agriculture, elle s’établirait à 4,5 millions de têtes (ovins et caprins). Mais cette année, elle est fortement stimulée par la présence des Marocains du monde. Sans oublier également que le mois d’août correspond à la période de diverses festivités, notamment les Moussems et les fêtes de mariage. 

    Mais même dans ce contexte d’accroissement de la demande, les professionnels ne s’attendent pas à une tension sur les prix. Divers marchés et divers canaux de vente sont déjà en action. L’offre via le net s’est en effet développée ces dernières années. Avec à la clé l’hébergement du mouton durant la période séparant la conclusion de transaction et le jour précédant la fête du sacrifice.

    Une solution qui arrange les citadins qui ne disposent pas de l’espace nécessaire pour garder le mouton.  C’est la  raison pour laquelle, «beaucoup préfèrent acheter leur mouton directement auprès du fermier qui s’occupe de son hébergement», constate un éleveur de la région de Berrechid. Le même service est également proposé par des grandes surfaces.

    Le net et le bio

    Un grand changement dans les habitudes d’achat du mouton est en phase de développement. Il est en lien avec les sites proposant des agneaux avec photos et prix affichés. Mais les ventes ne se font pas réellement en ligne. Les Marocains exigent en effet d’évaluer de visu la qualité de la bête. C’est une réalité. Les clients réservent  le mouton de leur choix et se déplacent pour le voir et l’acheter. Ce marché se situe dans une fourchette de prix variant entre 40 à 50 DH le kilo. Certaines offres portent même sur un cheptel bio.

                                                                        

    Les 7 commandements de l’Onssa

    A l’instar des années précédentes, l’Onssa publie ses conseils sur les soins à observer lors de l’abattage, l’examen de l’animal, de la carcasse et de la salubrité de la viande. Car, la boucle attestant la traçabilité de l’animal ne garantit pas pour autant sa santé.

    A l’achat du mouton, il faut veiller à ce que l’animal soit actif et réactif, ne présentant pas de signes de maladies tels que la toux, la diarrhée ou une augmentation anormale du volume de l’abdomen.

    Après achat, la bête doit être mise à l’abri du courant d’air et son alimentation    doit être exclusivement constituée de paille sèche et d’eau potable. Il faut cesser de le nourrir 12 heures avant l’abattage (seule l’eau peut être donnée à l’animal la veille de l’aïd).

    A l’abattage, il faut choisir un lieu propre et des outils bien aiguisés. La personne chargée d’abattre et préparer l’animal doit être un professionnel du secteur, sain et portant une tenue propre. Eviter de souffler l’animal par la bouche. Les tripes doivent être retirées immédiatement après l’abattage en évitant de contaminer la viande.

    Inspection des organes: Il existe plusieurs maladies dont les plus importantes sont les kystes hydatiques au niveau des poumons et du foie et parfois au niveau du cœur. S’il s’agit de 1 ou 2 kystes, il faut les enlever s’il y en a plusieurs, il faut éliminer tout l’organe. Il en est de même de la larve de taenia.  Si l’affection est légère, on peut enlever les points blancs ou les kystes et consommer le reste de l’organe. S’il y a une grande infestation, il faut éliminer tout l’organe. Il faut faire également attention à la Distomatose, maladie qui atteint le foie et qui est connue sous le nom de «Bofartotou». - Strongle des poumons: maladie qui atteint le poumon se présentant sous forme d’un grain de plomb au niveau de la partie inférieure de l’organe. Dans ce cas, il faut éliminer la partie atteinte. Idem pour la contamination du poumon par le sang.

    Examen de la carcasse: La couleur normale de la carcasse est rose clair. En cas de doute concernant son état sanitaire (coloration rouge foncée ou jaunâtre), il faut contacter les services vétérinaires de l’Onssa (www.onssa.gov.ma). 

    Stockage des viandes: La carcasse doit être gardée dans un endroit propre et frais environ 6 heures après l’abattage. Par la suite, la viande peut être découpée et stockée selon le besoin. La température ne devrait pas dépasser 3°centigrades. Pour la congélation, il faut observer une température inférieure ou égale à 18 °.

    Conservation de la peau et préservation de l’environnement. Après abattage, les organes et parties de la carcasse non comestibles et les déchets y compris le contenu de l’appareil digestif sont enfouis dans le sol, hors portée des animaux, chiens et chats (zone rurale) ou placés dans des sacs spéciaux et déposés dans un endroit adéquat, en attendant leur collecte par les services responsables.
    Pour la peau, une campagne de sensibilisation sera menée par le ministère de l’Environnement.

    A.G

     

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