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    Régions

    Oriental: Année record pour la Cosumar Zaio

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5561 Le 22/07/2019 | Partager
    Cru 2019 exceptionnel avec 14% de parts dans la production nationale
    Performances historiques en production brute et sucre blanc traité
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    Le revenu moyen calculé gravite autour de 18.000 DH l’hectare. La tonne brute de betterave à sucre est, elle,  commercialisée à 550 DH (Ph. AK)

    Bien qu’elle soit la plus petite sucrerie du Maroc, la Cosumar Zaio surperforme. En effet, tous ses indicateurs de production et de rendement sont au vert avec des records historiques: meilleur rendement par hectare, meilleure production brute livrée, plus de 300% pour la production du sucre blanc et nette contribution à la production nationale. Celle-ci est passée de 10% en 2018 à 14% au cours de cette année.

    Plusieurs facteurs y ont contribué. La filière de la betterave à sucre est la mieux organisée au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya. Ce qui lui a permis de dépasser les objectifs préconisés par le contrat programme du plan Maroc vert et d’être en conformité avec la nouvelle loi d’agrégation. Au lieu des 6.500 ha programmés à l’horizon 2020, elle a exploité 7.300 ha en 2019 et réalisé de meilleures rentabilités en production nette livrée et en production de sucre brut (voir tableau).

    De son côté, la situation confortable des barrages de la région, lors du démarrage de campagne 2018/2019, a encouragé l’extension de la superficie. Cette saison se caractérise également par la précocité du semis. «Pour une fois les semis ont débuté vers le 20 septembre et l’arrachage le 25 avril à cause des pluies survenues la deuxième semaine d’avril et des interruptions durant le mois de Ramadan», explique-t-on auprès de l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya.

    En plus de ces facteurs naturels, la filière sucrière est gérée par un système informatique qui coordonne l’ensemble des opérations d’arrachage à distance. Une technique digitale pour mesurer les superficies semées, l’évolution des cultures, cycle d’irrigation, le nombre d’heures réalisées, de camions chargés, fluidité d’arrivage des camions à l’usine et toutes les opérations entreprises pour assurer le bon suivi de la saison agricole.

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    Tous les semoirs et tracteurs sont équipés d’un système de positionnement GPS relié à une salle de contrôle qui veille sur l’optimisation des ressources et procédures. Sur le plan organisationnel, deux associations de producteurs sont actives au niveau des deux rives de la Moulouya (1.200 affiliés à Berkane et Nador).

    Ce sont elles qui négocient avec l’usine tout le processus de production du semis à la date d’arrachage. Concernant le semis, le choix des semences, des engrais et traitement phytosanitaire se fait en concertation avec elles, via des appels d’offre pour l’achat des engrais, la baisse des prix et l’amélioration des bénéfices.

    Dans ce processus, les agriculteurs préparent leur campagne sans recourir à leurs propres fonds de roulement. Tout le financement est assuré par la Cosumar qui octroie des cartes Tissir aux affiliés pour maîtriser toutes les opérations bancaires auprès des dépositaires, fournisseurs et prestataires.

    «Pour accompagner l’agriculteur, l’Office régional de mise en valeur agricole de Moulouya (Ormvam) vient de réaliser une station d’appoint pour renforcer la disponibilité des ressources en eau pour la rive gauche de la Moulouya. Une structure hydraulique en mesure d’assurer une dotation supplémentaire de 15 millions de m3/an et qui a nécessité un investissement de 100 millions de DH.

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    Tous les paramètres de productivité ont connu une nette évolution en une décennie. Et particulièrement les performances du sucre blanc qui enregistre une croissance de plus de 300%  en 2018/2019. Sa contribution à la production nationale est, elle, passée de 10% en 2018 à 14% au cours de cette année

    De même, un programme d’économie en eau d’irrigation vient d’être lancé au niveau du périmètre du Garet sur 15.000 ha», précise Mahjoube Lahrach, directeur régional du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.

    En plus de ces efforts pour rationaliser la distribution des eaux d’irrigation au profit des agriculteurs qui cultivent la betterave, d’autres projets seront lancés incessamment. C’est le cas pour la surélévation du barrage Mohammed V (pour 953 millions de DH) qui assurera une meilleure mobilisation des eaux et qui facilitera le passage d’une programmation annuelle à une programmation pluriannuelle. «Sur cette base, nous sommes optimistes pour accompagner les cultures performantes et stratégiques», ajoute Lahrache.

    Cet enthousiasme est partagé par Abdelkader Koudad, président de l’Association des producteurs de betteraves à sucre qui se félicite des différentes actions entreprises en faveur de la filière. «Les encouragements dont bénéficie l’industrie sucrière, la réalisation des structures de détention d’eau, dont la surélévation du barrage Mohammed V, contribueront à la réalisation des projets stratégiques initiés par le Plan Maroc vert».

    Une filière mécanisée à 100%

    La mécanisation totale de la filière sucrière au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya (labour du sol, nivellement, semis, traitement du sol, chargements sur camions et suivi digitalisé) a boosté la production et a amélioré les rendements. Elle a instauré des bonnes pratiques culturelles en assurant l’implication de tous les agriculteurs et une utilisation optimisée des intrants avec maîtrise des machines mobilisées. De plus, c’est une approche indispensable pour s’adapter aux changements climatiques et répondre aux exigences d’une filière qui se modernise pour satisfaire les attentes du marché. Comme elle contribue à la rationalisation des eaux utilisées au niveau d’une région avec des ressources hydriques limitées. S’y ajoute le recours à des camions dotés de grande capacité de chargement pour économiser 150.000 litres/an de gasoil et plus de 4.000 tonnes de CO2.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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