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    Economie

    Abattage insalubre: L’offensive des aviculteurs

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5558 Le 17/07/2019 | Partager
    Plus de 90% des viandes du poulet échappent au contrôle
    Un millier d’opérateurs réclament l’accélération de la réforme
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    L’élevage du poulet de chair enregistre une croissance annuelle de 6,5%. Mais il reste plombé dans sa composante de production de viande où l’insalubrité règne en maître absolu (Ph. L’Economiste )

    Les aviculteurs veulent accélérer l’assainissement de leur filière. Tout particulièrement l’abattage du poulet de chair. Si le contrôle sanitaire porte sur 90% de la dinde, il ne concerne que moins de 8% du poulet.

    C’est dans ce contexte que l’interprofession a organisé avant-hier, lundi 15 juillet,  «une réunion d’information et de sensibilisation sur l’actualité du secteur». Traduisez, la réforme annoncée début juin par la circulaire conjointe des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur (voir L’Economiste du 4 juin 2019. Edition n°5530).

    Selon un communiqué de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole, un millier d’éleveurs, de producteurs de viande de volailles et de commerçants ont pris part à cette journée aux côtés des officiels. L’enjeu tient à l’urgence de la concrétisation des mesures annoncées.

    A commencer par le projet pilote de Casablanca, premier bastion de consommation dans des conditions d’insalubrité extrême. Et c’est de la réussite de cette expérience que l’assainissement de l’abattage des volailles sera généralisé à  l’ensemble du territoire d’ici 2 à 3 ans.

    La note circulaire (n°128 du 03/05/2019) prévoit le transfert du marché de gros aux volailles (situé à proximité de l’ancien abattoir de Casablanca) à Aïn Jemaâ ainsi que les activités d’abattage.

    Le marché actuel constitue un problème majeur lié aux risques sanitaires et hygiéniques pour les populations. Le site sera construit sur une superficie de 4 ha pour un coût global de 10,75 millions de DH. La circulaire définit également les conditions de transport, de commercialisation des volailles vivantes et celles auxquelles doivent répondre les unités d’abattage de proximité destinées aux besoins exclusifs des ménages.

    De fait, la circulaire précise les dispositions de la loi 4999 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles. Un texte adopté en 2002 et son décret d’application en juin 2004. C’est aussi la simplification de la circulaire de 2007, restée lettre morte malgré les multiples démarches des professionnels et la fermeture en cascade des ateliers modernes d’abattage (voir l’enquête de L’Economiste: Edition 5251 du 13 avril 2018).

    Aujourd’hui, le secteur avicole ne peut plus s’accommoder d’une situation qui le met en péril au regard des risques pour la santé publique. Surtout que l’amont agricole a réalisé des avancées significatives à coup d’importants investissements, mettent en avant les professionnels. Les efforts entrepris dans le cadre du contrat-programme 2011-2020 ont permis de mettre en place 60 couvoirs, 28 abattoirs agréés, 18 centres de conditionnement d’œufs et 40 unités de production d’aliments de volailles.

    D'autre part, il convient de noter que le secteur vient de s’orienter vers l’export. Avec une expérience sur les pays africains où il écoule des œufs à couver de type chair. En 2018, l’export a porté sur 21 millions d’unités. En revanche, les sorties des poussins d’un jour peinent à se développer en raison de la présence d’opérateurs marocains qui ont installé des couvoirs dans ces pays.

    Chiffres clés de l’aviculture

    • 31,6 milliards de DH de chiffre d’affaires
    • 12,9 milliards de DH d’investissement cumulé
    • 150.000 emplois directs
    • 345.000 emplois indirects
    • 720.000 tonnes de viandes de volailles
    • 20,5 kg/habitant/ an        
    • 6,3 milliards d’œufs de consommation
    • 188 œufs consommés par habitant et par an
    • 8,37 millions de dindonneaux locaux
    • 383.000 dindonneaux importés
    • 14 millions de poussins type ponte
    • 3,75 millions de tonnes d’aliments composés pour volailles.

    Source: FISA

    A.G.

     

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