×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Dossier iranien: La diplomatie européenne en quête d’une solution

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5557 Le 16/07/2019 | Partager
    Désescalade et reprise du dialogue… les mots d’ordre
    L’étau américain se resserre
    instex_5557.jpg
     

    Les Européens se sont réunis encore une fois à Bruxelles. Objectif: sauver l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. Mais l’impossibilité de contourner les sanctions américaines leur laisse peu de chances, ont averti leurs ministres des Affaires étrangères hier, lundi 15 juillet. «L’Iran a pris de mauvaises décisions en réaction à celles des Etats-Unis de se retirer de l’accord et d’imposer des sanctions dont la portée extraterritoriale touche de front les avantages économiques que le pays pouvait retirer de l’accord», a déploré le chef de la diplomatie française Jean-Yves le Drian.
    Les Européens espèrent convaincre les Iraniens de leur volonté de les aider avec l’utilisation de l’Instex. Un mécanisme de troc créé pour contourner les sanctions américaines en évitant d’utiliser le dollar. Mais la situation est complexe. «L’extraterritorialité des sanctions américaines a abouti au retrait d’Iran des entreprises européennes et le commerce s’est effondré», a expliqué un diplomate européen cité par l’AFP. L’Iran ne peut plus exporter son pétrole, et est ainsi privé de l’essentiel de ses revenus. Les exportations sont tombées de 1,5 million de barils par jour à 700.000 barils, ce qui est insuffisant pour maintenir une économie viable. 
    Dans un communiqué commun, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne (trois parties à l’accord sur le nucléaire iranien de 2015) ont appelé à arrêter l’escalade des tensions et à reprendre le dialogue.  «Nous insistons sur (...) la réciprocité des droits et des devoirs entre les parties à cet accord… », a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Moussavi. Les trois pays se sont dit par ailleurs «profondément troublés par les attaques dans le Golfe et au-delà, ainsi que par la détérioration de la sécurité dans la région».
    L’accord de Vienne de 2015 prévoit une limitation du programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions internationales contre ce pays. Un an après le retrait unilatéral des Etats-Unis, l’Iran avait décidé de cesser de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi. Le pays a dépassé début juillet la limite imposée à ses réserves d’uranium enrichi, à 4,5%, soit au-delà du maximum autorisé par l’accord (3,67%). Jusqu’ici l’Iran avait respecté les termes de l’accord, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui vérifie les engagements pris. 

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      abonnement@leconomiste.com
      mareaction@leconomiste.com
      redaction@leconomiste.com
      publicite@leconomiste.com
      communication@leconomiste.com

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc