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    Politique

    Mali: Les affrontements intercommunautaires se multiplient

    Par L'Economiste | Edition N°:5539 Le 20/06/2019 | Partager
    Le risque d’une guerre civile interethnique est à prendre au sérieux
    Des zones entières du pays échappent au contrôle militaire
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    De nouvelles violences civiles ont été perpétrées dans le centre du Mali. Les villages dogons de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabè, ont été frappés en début de semaine par des attaques, dont le «bilan provisoire officiel est de 38 morts et de nombreux blessés», a indiqué le gouvernement malien. «Un contingent des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens, et traquer les auteurs de ces attaques», a-t-il ajouté.

    «Ni les Dogons, ni les Peuls n’ont donné mandat à ces groupes armés qui agissent en leur  nom», a expliqué à l’AFP Ibrahim Yahaya Ibrahim, analyste sur le Sahel à l’International Crisis Group (ICG). «Cependant, le risque qu’on en vienne à une guerre civile interethnique est à prendre au sérieux et des mesures urgentes doivent être prises pour l’enrayer», prévient-il.

    Le président Ibrahim Boubacar Keïta a récusé, il y a quelques jours, toute notion de «conflit interethnique», tandis que l’armée subissait des «pertes humaines et matérielles» dans une embuscade plus au nord.

    L’apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa a entraîné un recrutement prioritaire parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs. Les affrontements se multiplient alors entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, qui ont créé leurs «groupes d’autodéfense». Les violences, qui déchirent cette région depuis quatre ans, ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

    De plus, une patrouille des Forces armées maliennes est «tombée dans une embuscade des terroristes à Banguimalam», a indiqué le gouvernement dans son communiqué.  Il a également précisé que des «renforts ont été dépêchés pour secourir les victimes d’attaques terroristes et sécuriser la zone».

    Malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes dans le nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques.

    Sami ANOUAR

     

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