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    France/Retraites: Les dessous de la réforme

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5536 Le 17/06/2019 | Partager
    Un âge d’équilibre au-delà de l’âge légal
    Prévision de déficit d’environ 10 milliards d’euros en 2022

    La future réforme des retraites en France maintiendra la possibilité d’un départ à 62 ans mais l’exécutif définira un âge d’équilibre. Et ce, afin de pousser les Français à travailler plus longtemps, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe.

    Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, avait avancé en début d’année l’hypothèse d’une surcote à partir de 62 ans, mais la presse étrangère a rapporté que l’exécutif étudiait le scénario d’un âge pivot à 64 ans avec un dispositif de bonus-malus.

    Sans dévoiler l’option retenue, Philippe a affirmé que «chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité». Tout en ajoutant que «la condition pour que ce choix existe, c’est que le chômage recule. Ce qui conduira le gouvernement à lancer un grand plan pour l’emploi des seniors».

    La réforme des retraites voulue par le président français Emmanuel Macron vise à remplacer les 42 régimes existants par un système universel où les règles seront les mêmes pour tous. Cette harmonisation réduira l’écart entre les pensions des plus modestes et des plus aisés, entre (celles) des hommes et des femmes. Tout en garantissant que les personnes qui ont travaillé toute leur vie ne gagnent pas moins que 85% du Smic.

    Ce qui correspond au minimum de pension à 1.000 euros promis en avril par le chef de l’Etat. «L’alignement des règles signifie aussi la fin des régimes spéciaux», a souligné le Premier ministre. Et de préciser que «leur extinction se fera très progressivement et en conservant l’intégralité des droits acquis».

    Selon les dernières prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), le système de retraite français sera en déficit d’environ 10 milliards d’euros en 2022. Cette prévision s’est sensiblement dégradée depuis le précédent rapport du Conseil, qui tablait mi-2018 sur un solde négatif équivalant à 0,2% du PIB en 2022, soit environ 5 milliards d’euros.

    La différence s’explique par des évolutions divergentes entre les dépenses, stables à 13,8% du PIB et les recettes qui vont diminuer à 13,4% d’ici 2022. Une baisse liée à la maîtrise des dépenses publiques à travers celle des rémunérations et de l’emploi des fonctionnaires.

    Ce qui «se traduit par des ressources moindres pour le système de retraite et une dégradation du solde», explique le COR. Le retour à l’équilibre, espéré l’an dernier pour 2036 dans le meilleur des cas, est par conséquent reporté à 2042 dans le scénario le plus favorable, avec une productivité en hausse de 1,8% par an. Avec un taux de 1,5% par an, il faudrait attendre 2056. En deçà, le système de retraite resterait durablement en besoin de financement.

    «Un euro cotisé donnera les mêmes droits»

    Ces nouvelles projections financières compliquent l’équation du gouvernement. Celui-ci doit présenter en juillet prochain la réforme voulue par le chef de l’Etat censée remplacer la multitude de régimes existants par un système universel où un euro cotisé donne(ra) les mêmes droits à tous. Un chantier confié depuis septembre 2017 à Jean-Paul Delevoye, qui a mené à bien une longue concertation avec les partenaires sociaux, émaillée de polémiques sur les pensions de réversion et l’âge légal de départ en retraite. Le rapport du Conseil d’orientation des retraites rappelle que trois leviers existent pour équilibrer le système de retraite: «le taux de prélèvement, le niveau des pensions et l’âge de départ».

    F. Z. T.

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