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    Des pistes pour tirer parti de la révolution technologique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5514 Le 13/05/2019 | Partager
    Investir dans l’enseignement et les compétences
    Ils sont nécessaires tout au long de la vie, selon l’OCDE
    Les bons et les mauvais élèves

    Sommes-nous prêts à la transformation numérique et au risque d’automatisation? Cette question a été largement abordée par l’OCDE dans son édition 2019 des «Perspectives sur les compétences», qui fait partie de la campagne de l’Organisation «I am the Future of Work».

    Face à l’évolution du marché du travail induite par le progrès technologique, certains pays sont mieux préparés que d’autres en raison des niveaux de compétence de leurs populations. Sur la liste des bons élèves, six pays (Belgique, Danemark, Finlande, Norvège, Pays-Bas et Suède) sont en avance en termes de compétence et d’efficacité des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie, nécessaires pour réussir dans un monde numérique.

    En revanche, de nombreux autres pays accusent du retard. La Corée et le Japon, par exemple, sont capables d’obtenir de bons résultats, mais ils doivent investir davantage pour s’assurer que les travailleurs et les adultes âgés ne sont pas laissés de côté. Au Chili, en Grèce, en Italie, en Lituanie, en République slovaque et en Turquie, les populations ne possèdent généralement pas les compétences nécessaires pour prospérer dans un monde numérique.

    Aussi, les systèmes de formation actuels ne sont pas assez développés pour leur permettre de se perfectionner. En dépit d’une faible proportion d’individus faisant une utilisation diversifiée et complexe d’internet (50,3% en France contre 58,3% dans l’OCDE), les travailleurs français utilisent les TIC au travail de manière assez intensive et effectuent des tâches non routinières.

    Près de 11% des travailleurs sont dans des professions à haut risque d’automatisation. Ils pourraient avoir besoin d’une formation modérée pour passer à des professions plus sûres, présentant un risque faible ou moyen d’automatisation (comme la moyenne des pays OCDE).

    De plus, 2,1% des travailleurs pourraient avoir besoin d’une formation importante (jusqu’à 3 ans) pour échapper au risque d’automatisation. Seuls 38,1% des adultes ont participé à des activités d’apprentissage non formelle et informelle au cours des douze derniers mois, soit un peu moins que la moyenne de l’OCDE (42%).

    Les systèmes éducatifs traditionnels doivent évoluer vers des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie, selon l’OCDE. Les adultes auront besoin de se réorienter et de se perfectionner tout au long de leur carrière, pour suivre l’évolution du marché du travail.

    Cependant, la participation à la formation des adultes peu qualifiés (ceux les plus susceptibles d’être touchés par les changements à venir) est de 40 points de pourcentage en moyenne en dessous de celle des adultes hautement qualifiés dans les pays de l’OCDE. Ces derniers pourraient créer des types de formation flexibles et plus courts et la technologie peut y contribuer par le développement de ressources en ligne.

    Les résultats indiquent que plus de la moitié des emplois (54%) fortement menacés d’automatisation nécessiteront un effort de formation modéré (moins d’un an) ou important (plus d’un an) pour que les travailleurs passent à des emplois de meilleure qualité et plus sûrs.

    Le rapport est publié à quelques jours de la semaine de l’OCDE prévue du 20 au 23 mai à Paris. Elle comprend le Forum (20-21 mai) et la Réunion ministérielle (22-23 mai). Ses auteurs préconisent d’améliorer la pertinence des systèmes de formation des adultes au regard du marché du travail.

    Puis de concevoir de nouvelles façons de reconnaître le niveau de compétence des individus qui vont suivre des parcours d’apprentissage complexes. Il est vital aussi de surmonter le manque de motivation qui semble empêcher de nombreux adultes peu qualifiés à tirer parti des possibilités d’apprentissage.

    «Les compétences feront la différence…»

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    «Dans un monde en pleine mutation numérique, ce sont les compétences qui feront la différence entre rester au sommet de la vague et se faire distancer», a souligné le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, à l’occasion de la présentation, le 9 mai 2019, du rapport à Paris. «Pour aider leurs populations, les gouvernements devront trouver un juste équilibre entre les politiques qui favorisent la flexibilité, la mobilité de la main-d’œuvre et la stabilité de l’emploi», ajoute-t-il. Les entreprises ont également un rôle important à jouer en garantissant que leurs employés renforcent leurs compétences ou les réorientent, en s’adaptant à l’évolution de la demande du marché du travail. «En investissant dans l’enseignement et les compétences, nous pouvons faire en sorte que la révolution technologique actuelle se traduise demain par une vie meilleure pour tous», recommande Angel Gurría.

    Fatim-Zahra TOHRY

     

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