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    Formation professionnelle: L’offre déconnectée des réalités économiques

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5505 Le 29/04/2019 | Partager
    Un nouveau diagnostic élaboré par le Conseil supérieur
    Impliquer plus les opérateurs privés et les régions
    Instituer des passerelles avec le système éducatif
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    La réussite de cette réforme passe, selon les responsables du Conseil supérieur, par une mise en œuvre progressive, une implication effective des différents intervenants, en plus d’une évaluation régulière du processus (Ph. Bziouat)

    Comment en finir avec le gâchis du système de formation professionnelle. C’est ce que propose le Conseil supérieur de l’éducation dans un rapport, présenté vendredi 26 avril à Rabat et dont l’élaboration a commencé en 2016! Le rappel à l’ordre royal a remis ce dossier au centre des préoccupations. Le travail élaboré par le Conseil se veut «une feuille de route» pour le secteur surtout après l’identification d’une série de défaillances.

    Plusieurs dysfonctionnements y sont relevés: manque de convergence, multiplicité des approches de formation, absence d’une utilisation optimale des ressources, etc. Mais le plus grave tient sans doute au décalage  de l’offre avec les besoins des entreprises. Au fil des ans, le réseau de l’Ofppt s’était transformé en une voiture-balai pour tous les jeunes qui faisaient un choix par défaut, même s’il existe quelques îlots attractifs à succès.

    Le Conseil supérieur de l’éducation appelle à une refonte de ce système. L’idée est d’en faire un véritable levier d’évolution sociale et un mécanisme efficace pour répondre aux besoins en compétences. L’une des principales clés de reconstruction du modèle de formation passe par la nécessité de jeter les ponts avec le système éducatif.

    Ceci devra garantir une fluidité dans les parcours des étudiants. La nouvelle vision ambitionne également d’améliorer les performances de la formation professionnelle, notamment en anticipant les transformations qui touchent certains métiers. La mise à niveau de la gouvernance et du modèle pédagogique sont des leviers décisifs pour favoriser cette mutation, selon ce rapport.

    La nouvelle architecture proposée par le Conseil supérieur s’articule autour de plusieurs axes. Par exemple, les entreprises devront être un véritable partenaire à travers la formation par alternance. Les programmes d’analphabétisme ou d’éducation non formelle seront couplés au système de formation professionnelle, pour favoriser l’insertion de ces populations.

    La mise en œuvre de ces mesures sera déclinée en fonction des niveaux éducatifs. Pour le cycle primaire, l’objectif est de sensibiliser les élèves aux métiers manuels. Une approche plus approfondie sera adoptée au niveau des collèges, afin de familiariser les élèves aux différentes professions. Les jeunes en situation d’abandon scolaire pourront bénéficier d’un programme de formation qualifiante, leur permettant d’intégrer le marché du travail.

    En vertu de la nouvelle conception, ils pourront par la suite, réintégrer le système éducatif, après validation de leur parcours professionnel. Pour ce qui est des élèves du niveau secondaire, l’obtention du bac professionnel leur permettra de poursuivre leur parcours supérieur, dans les filières techniques, technologiques ou professionnelles ou intégrer directement le marché du travail.

    Cette refonte du système de formation professionnelle devra être accompagnée d’une offre pédagogique de nouvelle génération, harmonisée aux besoins et spécificités des régions. Cette orientation devra être appuyée par une mise à niveau de la maîtrise des langues par les apprentis. Ce rapport plaide pour l’utilisation de plusieurs langues dans la formation.

    Le développement des soft-skills devra également concerner le renforcement des capacités des apprentis dans les domaines de la communication, de prise de décision, d’utilisation des nouvelles technologies.

    Au-delà des aspects pédagogiques, la réforme ne réussira que si la gouvernance du système est revue en profondeur (le Conseil ne dit pas comment) et le rôle des régions est renforcé.

    Orientation

    La réussite de la nouvelle vision en matière de formation professionnelle passe par une refonte du modèle d’orientation des élèves. C’est ce que précise le rapport du Conseil supérieur. L’idée est d’en faire un véritable mécanisme d’accompagnement des vocations des jeunes. L’une des mesures proposées: permettre l’orientation et la réorientation des élèves durant la période allant du collège jusqu’aux études supérieures.

    M.A.M.

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