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    Désinformation: Bruxelles tacle les plateformes en ligne

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5503 Le 25/04/2019 | Partager
    Les géants d’Internet ont promis de suivre un code de bonnes pratiques
    Des outils de transparence pour la publicité électorale
    En prélude des élections européennes prévues en mai 2019

    Les «fake news» vont-elles troubler la campagne des élections européennes (prévues du 23 au 26 mai) comme elles l’ont fait avec celle du référendum du Brexit ou de l’élection de Donald Trump? C’est la grande inquiétude des autorités européennes qui ont mis en place un code de bonnes pratiques (voir aussi «Combattre la désinformation en ligne: Ce que propose Bruxelles», cf notre édition N° 5262 du 30/04/2018). Sous pression, les plateformes en ligne (Facebook, Google et Twitter) se sont engagées pour lutter contre la désinformation. Signataires du code de bonnes pratiques, elles doivent rendre compte tous les mois des actions prises dans la perspective des élections. La Commission européenne a publié les progrès accomplis en mars 2019. Voici quelques conclusions:
    Google a fait part de mesures spécifiques prises pour améliorer le contrôle des placements de publicité dans l’UE, avec des informations détaillées par Etat membre. La plateforme a fait le point sur sa politique en matière de publicités électorales, dont la mise en oeuvre a débuté le 21 mars 2019. Elle a annoncé le lancement de son rapport sur la transparence en matière de publicité électorale au sein de l’UE ainsi que la mise à disposition, en avril, de sa bibliothèque d’annonces dotée d’un moteur de recherche. Google n’a pas fait état de progrès supplémentaires en ce qui concerne la définition des publicités engagées. Comme dans le dernier rapport, des données mondiales ont également été fournies concernant la suppression d’un grand nombre de chaînes YouTube pour infraction à ses règles en matière de spams, de pratiques trompeuses et escroqueries et d’usurpation d’identité.
    Facebook a communiqué sur les dispositions prises contre les publicités qui contrevenaient à ses règles pour cause de contenu médiocre, perturbateur, trompeur ou faux ou qui contournaient ses systèmes. La plateforme a fourni de plus amples informations sur ses règles en matière de publicités à caractère politique, qui s’appliqueront également à Instagram. L’entreprise a signalé le lancement à l’échelle mondiale, le 28 mars 2019, d’une nouvelle bibliothèque d’annonces «Ad Library» accessible au public, couvrant Facebook et Instagram, et a souligné l’extension de l’accès à son interface de programmation de cette bibliothèque. Facebook a communiqué le nombre de faux comptes fermés dans le monde au 1er trimestre de 2019 et fait état du démantèlement de huit réseaux à «comportement coordonné non authentique», originaires de la Macédoine du Nord, du Kosovo et de Russie. Le rapport n’indique pas si ces réseaux ont également affecté des utilisateurs dans l’UE.
    Twitter a informé sur la mise à jour de ses règles en matière de publicités de campagne politique. Comme il a fourni de plus amples informations sur la divulgation publique des publicités à caractère politique dans son centre pour la transparence publicitaire «Ad Transparency Centre». Le réseau social a fourni des chiffres sur les actions entreprises contre le spam et les faux comptes, mais n’a pas donné d’informations supplémentaires sur ces actions ni sur la manière dont elles sont liées à des activités dans l’UE. Twitter n’a fait état d’aucune mesure visant à améliorer le contrôle des placements de publicité, ni fourni d’indicateurs relatifs à ses engagements dans ce domaine.

    Prochaines étapes

    Dans le cadre de la mise en oeuvre du code de bonnes pratiques, les plateformes en ligne ont rencontré les autorités réglementaires nationales, qui prennent part au Groupe des régulateurs européens pour les services de médias audiovisuels (ERGA), le 16 avril 2019. Objectif: discuter de la fonctionnalité de leurs référentiels sur les publicités à caractère politique. A l’approche des élections européennes, la Commission européenne suit de près le contrôle des placements de publicité, celle à caractère politique et engagée outre l’intégrité des services. Bruxelles procédera à une évaluation globale des 12 premiers mois d’application du code d’ici à la fin de 2019. Si les résultats se révélaient insuffisants, d’autres mesures seront proposées y compris de nature réglementaire.

     

     

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