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    International

    Cuba: Nouvelles mesures de Washington

    Par L'Economiste | Edition N°:5498 Le 18/04/2019 | Partager
    Elles entreront en vigueur le 2 mai prochain
    L’UE menace de représailles

    Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé que Washington ouvrirait à partir du 2 mai la voie à des milliers d’actions en justice contre des entreprises étrangères présentes à Cuba.

    Les Etats-Unis cherchent à maintenir la pression sur Cuba, dont ils accusent les autorités de soutenir le régime socialiste de Nicolas Maduro au Venezuela. Des milliers de procès aux Etats-Unis, des investisseurs qui fuient Cuba, une riposte devant l’OMC… ce sont des effets possibles de la décision du gouvernement américain.

    «Washington n’offrira aucune dérogation aux entreprises étrangères», a précisé pour sa part la secrétaire d’Etat américaine adjointe chargée des Amériques, Kimberly Breier. Elle a toutefois pris soin de souligner que «la majorité des entreprises européennes ne ser(aie)nt pas inquiétées».

    Car elles «ne traitent pas avec des bâtiments ou biens nationalisés après la révolution de 1959 dans l’île des Caraïbes». C’est en effet tout l’objet du chapitre III de la loi Helms-Burton, qui date de 1996. Elle permet théoriquement, notamment aux exilés cubains, de poursuivre devant les tribunaux fédéraux américains les entreprises qui ont réalisé des gains grâce à des sociétés nationalisées après 1959. Cette disposition avait été systématiquement suspendue depuis son adoption par les présidents américains, depuis Bill Clinton, pour justement ne pas froisser les alliés internationaux des Etats-Unis.

    Kimberly Breier a affirmé avoir été en contact avec les alliés en Europe avant cette annonce. Bruxelles a pourtant menacé Washington de représailles. «L’Union européenne sera contrainte d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour protéger ses intérêts», ont averti la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini et la commissaire au commerce Cecilia Malmström. L’UE envisage de saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avec d’autres pays partenaires, car «la législation américaine est contraire à la loi internationale».

    Selon le Conseil économique et commercial des Etats-Unis et de Cuba, les plaintes dans le cadre du chapitre III pourraient possiblement viser «les compagnies aériennes américaines Delta, American Airlines et United, des chaînes hôtelières comme Marriott et Accor et d’autres firmes comme Pernod Ricard et Huawei…».

    Comme l’a expliqué l’ambassadeur de l’UE à Cuba Alberto Navarro, «l’UE a créé une législation antidote, comme l’ont fait le Canada, le Japon et le Mexique, donc les citoyens et entrepreneurs ont la protection de l’Union en cas de procès des Etats-Unis».

    F. Z. T. avec AFP

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