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    Analyse

    Développement: Les régions qui concentrent le plus de pauvres

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5483 Le 28/03/2019 | Partager
    Draâ Tafilalet, Marrakech-Safi et l’Oriental en tête
    Les disparités risquent de se creuser davantage si rien ne change
    La proportion des personnes qui basculent dans la pauvreté en hausse d’une année à l’autre
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    Les va-et-vient entre les situations de pauvreté et de non-pauvreté témoignent, selon l’ONDH, d’une forte dynamique sociale. Les sortants sont rapidement remplacés par d’autres. Deux régions, à savoir Draâ-Tafilalet et Marrakech-Safi, enregistrent les taux les plus élevés dans ce domaine, avec respectivement près de 40% et un peu plus de 30%

    Si les inégalités sont criantes entre milieux urbain et rural, elles sont encore plus prononcées d’une région à l’autre. 4 régions registrent une incidence de pauvreté plus élevée que la moyenne nationale (19,6%). Il s’agit de Draâ Tafilalet (39,6%), Marrakech-Safi (30,1%), l’Oriental (26,1%) et Fès-Meknès (22,7%).

    Elles concentrent plus de la moitié de la population en situation de pauvreté relative, selon le rapport de l’ONDH sur les dynamiques de développement entre 2012 et 2017. Elles contribuent également à hauteur de 71% à la pauvreté relative en milieu rural.

    En face, d’autres régions enregistrent des taux plus bas que la moyenne nationale. Il s’agit de Rabat-Kénitra, Casablanca-Settat, ainsi que des provinces du Sud. Les mêmes régions, à savoir l’Oriental, Fès-Meknès, Draâ Tafilalet, en plus de Beni Mellal-Khénifra, sont les zone où la pauvreté subjective est la plus répandue, avec des taux allant jusqu’à 64%.

    Pour l’ONDH, le retard enregistré en matière de développement de certaines régions est lié à une série de facteurs. En tête: l’inégalité de la répartition spatiale des infrastructures économiques et sociales, ainsi que de l’investissement public et privé dans le capital humain.

    Si rien ne change, «les disparités risquent de se creuser davantage dans des domaines aussi fondamentaux que l’aptitude des populations à promouvoir leurs capacités humaines et acquérir les aptitudes professionnelles nécessaires à l’autoprotection contre les risques de dégradation du niveau de vie».

    L’un des principaux enseignements du rapport réalisé par l’ONDH est lié au fait que le statut de pauvreté absolue n’est pas stable. Il prend les deux formes, conjoncturelle ou chronique. Par exemple, 79,2% des personnes qui vivaient sous le seuil de la pauvreté en 2012 sont arrivées à s’en sortir l’année suivante. En face, le risque de tomber dans la précarité demeure possible en raison de plusieurs situations auxquelles les ménages sont confrontés.

    Par exemple, près de 81,9% des pauvres en 2013 s’en sont sortis en 2015, alors que sur la même période, 2,4% des non pauvres ont rejoint les rangs des personnes en situation de précarité. L’analyse de ces transitions traduit «une forte dynamique sociale». Concrètement, «le recul des différentes formes de pauvreté semble plus lié à la croissance économique et à la diffusion des services sociaux plutôt qu’à une réduction des disparités», peut-on lire dans ce document.

    Ceci est d’autant plus important que «la proportion de la population non pauvre pour une année, qui bascule dans l’autre catégorie l’année suivante, ne cesse d’augmenter dans le temps», est-il indiqué.

    Au cours de la période allant de 2012 à 2017, 44% de la population couverte par les vagues d’enquêtes réalisées par l’ONDH ont traversé une situation de pauvreté relative au moins une fois. D’où l’importance, selon les rédacteurs de ce rapport, de prendre en compte les différences entre les types de pauvreté chronique et passagère, dans la mesure où chacune nécessite des traitements et des moyens de lutte différenciés.

    Les clés pour échapper à la pauvreté

    L'éducation du chef de ménage est l’un des principaux facteurs favorisant la sortie de la pauvreté, selon le rapport de l’ONDH sur les dynamiques de développement. Cela est également vrai pour les ménages dont le chef est une femme. Ces derniers ont plus de chance de briser le cercle de la pauvreté. En face, les ménages de grande taille ont moins de chance d’échapper à la pauvreté.

    Définitions

    • Pauvreté absolue: part des individus dont le niveau de vie mesuré par la dépense moyenne par personne est inférieur au seuil de pauvreté national.
    • Pauvreté relative: part de la population dont le niveau de vie est inférieur à 0,6 fois la médiane des dépenses annuelles par personne.
    • Pauvreté sentie ou subjective: proportion des ménages se classant par comparaison avec ce qui règne dans leur environnement parmi les très pauvres.
    • Pauvreté multidimensionnelle: part de la population souffrant de privations dans au moins 3 des 10 indicateurs utilisés pour calculer l’indice de pauvreté multidimensionnelle selon l’approche d’Oxford.

    M.A.M.

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