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    International

    La saga du Brexit continue

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    Les députés britanniques voteront à nouveau d'ici le 20 mars
    L'UE a prévenu que toute prolongation devra être dûment justifiée
    Un sommet cette semaine à Bruxelles

    Après le vote des députés britanniques en faveur d'un report du Brexit et d'un nouveau vote sur l'accord de divorce, voici les scénarios envisageables. Ceci à quelques jours de la date théorique de sortie de l'UE:

    ■ Deux reports sont possibles
    Le premier prendrait effet si un accord de divorce était finalement adopté. D'ordre technique, il s'achèverait le 30 juin. En l'absence d'accord, le second report, plus long, exigerait du Royaume-Uni qu'il prenne part aux élections européennes des 23 au 26 mai. Mais l'UE a prévenu que toute prolongation devra être dûment justifiée et acceptée à l'unanimité par les 27, qui seront réunis en sommet les 21 et 22 mars à Bruxelles. Le président du Conseil européen Donald Tusk les a invités à être prêts à accorder «une longue prolongation au Royaume-Uni s'il accepte de repenser sa stratégie et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci».

    ■ Un Brexit en douceur
    Les députés britanniques voteront à nouveau, d'ici le 20 mars, sur le Traité de retrait de l'UE, qui prévoit un Brexit en douceur. Même s'ils l'ont massivement recalé à deux reprises, une première fois le 15 janvier, puis mardi 12 mars. Face à un report à rallonge du Brexit ou à l'éventuelle organisation d'un nouveau référendum, les défenseurs d'une sortie de l'UE qui ont voté contre pourraient changer d'avis et considérer ce texte comme l'unique voie sûre pour réellement quitter l'UE.

    ■ «No deal»
    Le Parlement l'a rejeté mercredi 13 mars, mais un Brexit sans accord reste une option par défaut, si aucun terrain d'entente n'est trouvé. En cas de «no deal», le Royaume-Uni mettrait fin, du jour au lendemain, à 46 ans d'appartenance à l'UE, quittant le marché unique et l'union douanière sans période de transition. Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE. De nombreux députés s'élèvent contre une telle issue, mais certains fervents défenseurs du Brexit jugent «qu'une absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord». Pour atténuer une rupture brutale, le gouvernement a annoncé qu'il supprimerait temporairement les droits de douane sur 87% des importations.

    ■ Second référendum/élections législatives
    Réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles, l'option d'un second référendum a été rejetée jeudi 14 mars par la Chambre des Communes. Il n'est pas exclu qu'elle finisse par y revenir, en particulier en cas de blocage prolongé. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien. La Première ministre Theresa May refuse elle d'envisager une nouvelle consultation des Britanniques. Ce qui signifie qu'il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu'elle ait lieu.

    F. Z. T.

                                                                                  

    Impact sur les exportateurs français

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    Selon Euler Hermes (http://www.eulerhermes.fr), depuis le référendum britannique au sujet du Brexit (juin 2016), le manque à gagner à l’export vers le Royaume-Uni pour les entreprises françaises s’élève à -6 milliards d’euros (chiffre calculé sur la période 2016-2018).

    Les experts estiment que l’issue du scrutin a engendré un choc de confiance qui a freiné les importations britanniques, affectant ainsi les entreprises françaises exportant vers le Royaume-Uni. «Depuis le référendum, la livre s’est dépréciée de plus de 12% par rapport à l’euro, d’où un accroissement du coût des importations britanniques.

    En parallèle, la demande domestique britannique a été freinée. En 2018, la consommation des ménages n’a crû que de +1,7% (plus bas depuis 2012), alors que l’investissement des entreprises s’est contracté de -0,9%.

    Au final, les importations britanniques n’ont crû que de +0,8% en 2018, alors qu’en 2015, leur croissance annuelle atteignait +5%», détaille Ana Boata, économiste en charge de l’Europe chez Euler Hermes.

    Des facteurs qui expliquent un important manque à gagner pour les exportateurs français, ces derniers ayant vu depuis 2015 leurs débouchés vers le Royaume-Uni se réduire fortement. Parmi les plus touchés, les secteurs des machines-outils (manque à gagner de -1,6 milliard d’euros entre 2016 et 2018), de la chimie (-1,3 milliard d’euros) et de l’agroalimentaire (-0,7 milliard d’euros).

    Euler Hermes prévoit qu’en 2019, l’incertitude relative au Brexit engendrera un nouveau manque à gagner pour les exportateurs français. Moins conséquent cette fois-ci, puisqu’il sera de l’ordre de -0,5 milliard d’euros seulement.

    «Nous pensons qu’un accord de dernière minute sera trouvé cette année entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Toutefois, la période de transition qui en résultera ne renforcera pas totalement la confiance des ménages et entreprises britanniques. Au total, le PIB britannique devrait croître à un rythme faible de +1,2% en 2019. En cela, nous attendons une nouvelle faible croissance des importations britanniques (+2% en 2019), et donc un manque de débouchés pour les entreprises françaises», conclut Ana Boata.

     

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