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    Edition spéciale 8 Mars

    Femmes d’affaires arabes et africaines: Celles qui ont bravé le pas avec succès

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5469 Le 08/03/2019 | Partager
    L’entrepreneuriat au féminin, une foule d’entraves à dépasser
    Oser et se faire confiance avant tout
    Portraits de celles qui n’ont pas attendu la permission
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    Elles ont osé se lancer. Même s’il fallait s’imposer, s’expliquer, prouver. Ces femmes montrent qu’il est possible de mener de front une carrière professionnelle et une vie de famille.

    L’important c’est d’y croire. Reste à dépasser les jugements et déjouer les entraves. Être à la fois déterminée, patiente, flexible et exceller dans l’organisation des sorties de classes et des réunions de travail.

    La conférence des femmes d'affaires arabes et africaines, organisée à Marrakech, a mis en lumière d’inspirants parcours.

    ■ Amal Hihi, «il faut arrêter de penser petit»

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    Amal Hihi est mariée depuis 30 ans. «On peut être femme, mère, épouse, fille, soeur en même temps et avoir de l’ambition. Il faut juste organiser ses priorités et accepter de ne pas être parfaite». Cette auteure et coach de métier conseille de «trouver un mari qui peut vous soutenir». La base. Elle a roulé sa bosse 20 ans en entreprise avant d’entreprendre elle-même. «Il faut avoir l’ambition de ses moyens. Que l’on soit un homme ou une femme, ce qui compte c’est la vision de ses objectifs et les compétences acquises en route». Pour elle, pas de miracle, le succès vient avec le travail. «Se remettre en question en permanence, ajoute-t-elle, comme un sportif de haut niveau qui ne cesse d’apprendre et de travailler avec humilité». Pourvu que les femmes arabes et africaines se serrent les coudes. «Il faut arrêter de penser petit. Les projets micro me fatiguent».

                                                                            

    ■ Nwamaka Okoye, le respect avant tout

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    L’architecte et designer nigérienne, Nwamaka Okoye, est face à un mur quand elle rentre au pays. Cette fabricante de mobilier et design urbain n’arrive pas à se faire au non-respect des délais de livraison. «Je créais des emplois et pourtant je perdais de l’argent. J’étais déçue». Tout en faisant la promotion de l’éducation des femmes africaines, la source du problème, elle travaille avec son mari architecte et fonde la marque Housessories. «Travailler ensemble est une expérience intéressante. Le respect mutuel est crucial pour garder les limites entre la vie de famille et la vie au bureau. Dans le travail, quand je prends une décision, je la prends seule. Il ne faut pas attendre la permission».

                                                                            

    ■ Seynabou Dia, «Pour transformer l'Afrique, il faut y être»

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    Seynabou Dia est née dans la Picardie française, de parents sénégalais et a choisi de travailler en Afrique centrale. «Si l’on veut transformer l’Afrique en profondeur, il faut y être». Elle s’appuie donc sur son intérêt pour la coopération et les relations internationales et fonde le cabinet Global Mind Consulting. Son créneau: l’accompagnement et la gestion des relations publiques des acteurs privés et institutionnels de la transformation économique du continent. «Chaque pays africain est différent des autres, et ce sont autant d’opportunités à saisir». Des opportunités que les africains doivent être les premiers à saisir. Seynabou Dia a reçu le prix de «La femme entrepreneure de l’année» au Hub Africa awards 2018 qui s’est tenu en mai dernier à Casablanca.

                                                                            

    ■ Faty Ly, «Arrêtons d’importer et exportons à notre tour»

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    Faty Ly a fait de sa passion pour la céramique un business. Depuis sa galerie à Dakar, elle collabore avec des chocolatiers à Londres, des experts en thé et cacao et rencontre les designers du monde de la gastronomie. Ses céramiques se vendent aujourd’hui dans toutes les grandes capitales africaines, en France, en Hollande et en Californie. «Toute femme, qui a la volonté d’entreprendre, peut le faire. Il faut juste en avoir l’audace». Elle conseille d’avoir les idées claires sur son projet et son potentiel, bien cibler sa clientèle et savoir sur quel marché opérer. «Il ne faut pas avoir peur de faire la différence. Nous avons trop tendance à copier les modèles européens. Arrêtons d’importer et exportons à notre tour. Il nous faut des modèles inspirants».

     

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