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    Régions

    Fès-Médina: Les programmes de restauration dans les temps

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5427 Le 08/01/2019 | Partager
    Une journée avec le directeur de l’Ader, le maître d’ouvrage
    Tableau de bord, réunions, chantiers… des dossiers quotidiens
    Plus de 983 millions de DH d’investissement engagés en 2019

    8h30min, vendredi 4 janvier, Fouad Serrhini directeur de l’Agence pour le développement et la réhabilitation (Ader-Fès) se dirige vers les chantiers de restauration de la médina de Fès. Il veille au grain pour que les projets soient livrés dans les temps, enchaînant réunions avec les parties concernées dont des ministres et visites scrupuleuses sur le terrain. L’Economiste a passé une journée avec le maître d’ouvrage du plus gros chantier du renouveau de la capitale spirituelle. Décryptage.

    ■ Deux programmes majeurs pour 983 millions de DH

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    Serrhini s’enquiert d’abord des travaux de pavage aux quartiers Moulay Abdallah, Fès-Jdid et Mellah, avant de renouer avec les opérations de décapage et d’adressage des ruelles de la médina. «Nous assurons la mise en œuvre de deux programmes majeurs à savoir celui de l’amélioration des accès (400 millions de DH) et celui de la valorisation des monuments historiques (583 millions de DH), soit des chantiers d’une valeur globale de 983 millions de DH», rappelle le patron de l’Ader. En détails, 77% du montant des contrats relatifs à l’aménagement des parkings sont déjà engagés. Ainsi, quelque 300 millions de DH de marchés seront attribués aux entreprises recrutées. Ce montant est financé à parts égales par le ministère de l’Intérieur et le fonds Hassan II. Il financera la réalisation de 8 parkings (Boujloud, Bab El Guissa, Bab Jdid et Aïn Azliten, entre autres), le pavage et l’adressage des ruelles, et l’installation d’un système d’information touristique comprenant 700 kits de guidage en 4 langues et 3 écrans géants.

    ■ Les chantiers imposent une gestion des capacités

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    Un tableau de bord est réalisé quotidiennement afin d’avoir une visibilité permanente sur l’état d’avancement des travaux. La réalisation de 4 parkings, à titre d’exemple, est conditionnée par l’expropriation du foncier. Paru au Bulletin officiel, leur décret d’expropriation a pris acte. Notons qu’un budget de 100 millions de DH est réservé à cette acquisition. Il est pris en charge par les Domaines de l’Etat et la Commune de Fès. «Concrètement, les travaux ont démarré à Bab El Guissa et la palissade sera mise en place incessamment au niveau de Bab Jdid», explique le responsable de l’Ader.
    Trois marchés de pavage ont été déjà attribués. Ils concernent les quartiers Fès-Jdid, Mellah, et Moulay Abdallah. Pour ce dernier, les travaux seront achevés vers fin janvier. Il en est de même pour les quartiers Al Andalous (15 janvier) et les ruelles environnantes de la mosquée Al Quaraouiyine où les travaux sont lancés. «Nous avons un planning détaillé et surtout respecté pour la quasi-totalité des projets. Le tout est assuré grâce à une véritable gestion des capacités», souligne Serrhini.

    ■ La valorisation des monuments en partenariat avec l’Unesco

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    Réunions, visites de chantiers, et suivi des opérations s’enchaînent à longueur de journée pour le dirigeant de l’Ader ainsi que le wali de la région. Les deux hommes se rendent, presque tous les jours, sur les chantiers de la médina. Pour ce projet de grande échelle, plusieurs experts de la culture, historiens et universitaires ont été sollicités afin d'aider à restaurer la mémoire collective des monuments de grande valeur historique. Comme cela a été le cas pour l’horloge hydraulique dont les travaux de réhabilitation seront exécutés avec le concours de l’Unesco.
    Sur les 113 sites historiques concernés par le programme de valorisation (583 millions de DH), les appels d'offres ont été lancés pour une trentaine de monuments, dont le cinéma Boujloud. Les budgets dédiés à la quasi-totalité des monuments (30 fontaines et 84 sites de haute charge historique) seront engagés avant fin 2019. L’évacuation des ruines et le nettoiement des endroits historiques sont déjà entamés. C’est le cas pour le site Hri Boutouil et un hammam antique. Signalons enfin que l’Ader recrute des cadres pour mener à bien les opérations de sauvegarde. D’autant qu’elle est également chargée de la restauration de 53 monuments pour une enveloppe de 800 millions de DH. Serrhini et son équipe ont du pain sur la planche. Leurs journées commencent tôt et se terminent tard.

    ■ Faire de Fès un musée vivant

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    Le programme «amélioration des accès», qui ne prend fin qu'en 2022, devrait redynamiser l’activité économique de la médina et ses principaux marchés, car facilitant l'entrée des visiteurs grâce aux parkings (y compris ceux des Communes de Mechouar Fès-Jdid et Jnane El Ouard). De plus, l’amélioration de l’accessibilité des sites historiques boostera le tourisme et encouragera le voyage dans l’histoire d’une ville millénaire. A ce titre, le programme d’aménagement et de réfection des voiries et du pavé concerne 23 km de ruelles. Ce qui embellira le paysage urbain du tissu ancien de la médina. S’agissant de l’installation de l’adressage des sites historiques, l’opération est en cours. «L’objectif étant de disposer sur ces plaques d’une véritable présentation des monuments», explique Serrhini entre deux réunions.
    Et de poursuivre: «les kits de communication polyglotte, ainsi que le système d’information touristique (3 écrans géants et plusieurs écrans tactiles au niveau des monuments) seront installés en avril». «Le but est de passer de l’échelle d’un monument équipé en système d’information touristique à l’échelle d’une ville où le touriste y trouvera tout son plaisir de remonter l’histoire», exprime-t-il.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

     

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