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    Régions

    Figuig, l’oasis la plus proche de l’Europe

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5426 Le 07/01/2019 | Partager
    Au centre d’un itinéraire touristique saharien reliant les oasis du Draâ à celles de l’ouest algérien
    D’énormes atouts à valoriser, mais toute la logistique et l'infrastructure sont à revoir
    Le CRT lance son 1er complexe d'accueil, une aubaine pour une ville qui manque de tout
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    Planté au cœur de l’oasis, le palmier dattier constitue la principale richesse de Figuig (Ph. A.K)

    Tous les chemins ne mènent pas encore à Figuig. Pourtant, cette ville-oasis dispose d'un riche territoire qui pourrait, une fois exploité, en faire un pôle touristique attractif. Figuig, c'est un milieu naturel diversifié dominé par d’innombrables dunes, de montagnes, de hauts plateaux, de panoramas variés et d'une palmeraie exceptionnelle.

    S'y ajoutent des sites culturels chargés de mémoire et d’événements historiques. Tout un potentiel qui sommeille pour l'heure, en raison de l’absence d’infrastructure d'accueil et de circuit touristique dédié.

    Le Conseil du tourisme de l'Oriental compte offrir à cette région un nouveau positionnement touristique en dotant Figuig de son premier complexe d’accueil, une structure avec un hôtel 4 étoiles de 80 chambres (extensibles à 120).

    La région accueillera également 28 bungalows R+1 d’une surface de 63 m2 chacun, une salle polyvalente pour 500 personnes, des terrains de tennis, piscine et autres commodités qu’assurent les complexes touristiques des zones oasiennes.

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    Les nomades de la province de Figuig vivent sous la «khaïma», une tente tissée à base de laine de mouton et poils de camelin, un savoir-faire ancestral toujours présent (Ph. CRT)

    «Des projets qui permettront de lancer les circuits touristiques dans l’arrière-pays et répondre à une attente des professionnels du secteur. Ce qui assurera à terme 177 emplois dont 79 stables», explique à L’Économiste Adil Rachidi, chargé des activités génératrices de revenus au Conseil régional de l’Oriental.

    Etalé sur une superficie de 21 hectares à l’entrée de la ville, ce complexe nécessitera un budget de 28 millions de DH. Ce premier projet d’envergure impactera également la population locale qui ne tirait pas profit des potentialités naturelles, patrimoniales et paysagères de la région.

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    Plus de 30 sites d’intérêt archéologique ont été́ répertoriés dans la province de Figuig et recèlent un potentiel archéologique exceptionnel (Ph. CRT)

    Un éductour, au profit des professionnels et des médias, vient d'ailleurs d'être organisé, à Figuig et environs, afin de faire découvrir les potentialités du tourisme culturel, de l’écotourisme dans les montagnes, le désert, la palmeraie ou encore les différentes oasis. Etant la plus proche oasis africaine de l’Europe, Figuig pourrait aussi profiter de cet avantage géographique afin de s'inscrire comme destination «nature et découverte» dans les agendas des TO européens.

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    La muraille d’Ajdir et les minarets de Figuig témoignent du riche patrimoine immatériel sur lequel sont basés les principes des structures spéciales et architecturales (Ph. A.K)

    Elle se trouve au centre d’un itinéraire touristique saharien en mesure de relier les oasis du Draâ à celles de l’ouest algérien, tout en passant par le Tafilalet. Elle est aussi une étape de choix pour la découverte du Grand Sahara. «Le tourisme est en mesure de jouer un rôle essentiel dans la promotion économique et la création d’emplois, notamment pour les jeunes. Toutefois, il faut l’adapter aux spécificités de l’oasis et aux habitudes bédouines de la région», explique Youssef Zaki, président du CRT.

    Un objectif difficilement réalisable tant que cette petite ville reste enclavée et manque d'infrastructures de base, notamment en matière de logistique et de réseau de communication. Pour recevoir les touristes, il faudrait également faire en sorte que l’aérodrome de Bouarfa soit opérationnel et que la ligne desservant le train du désert Oujda-Bouarfa, produit touristique phare de la région de l’Oriental, soit réactivée.

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    Des dunes à perte de vue et un désert très recherché par les fans du land trekking, appelé: Raid de l’Oriental (Ph. CRT)

    Aussi le CRT de l’Oriental est-il en contact permanent avec les professionnels du tourisme, leurs partenaires et les compétences locales afin de décliner une stratégie régionale dédiée au tourisme oasien et qui complète l’offre balnéaire de l’Oriental.

    Cela permettra également de rallonger la saisonnalité touristique et assurer l’équilibre entre régions, soulignent des opérateurs. Pour l'heure, les mesures mises en place s'articulent autour du tourisme durable, capable de générer un développement économique et social (qualité de l’emploi) avec retombées économiques auprès des populations locales. Il est également en mesure de gérer les ressources naturelles et culturelles tout en contribuant aux efforts de protection de la nature.

    Le deuxième axe cible un tourisme responsable, équitable et solidaire. Pour développer ce tourisme oasien, l'approche devra se faire à tous les niveaux: culturel, de découverte des grands espaces et la vie des bédouins nomades.

    L’artisanat pour lancer les activités génératrices de revenus

    Le tissage traditionnel jouit d’une solide réputation dans la région, principalement à Figuig qui est spécialisée dans la confection des djellabas, bernous et tapis. Il repose sur une matière première locale qui existe en abondance au niveau des hauts plateaux et espaces désertiques (alfa, laine d’ovins et poils de caprins et camelins...). Cependant, l’activité est plombée par l’absence d’esprit coopératif et reste limitée au travail des femmes dans les foyers. Son concours à l’essor de l’économie de la province est faible, en dépit de ses énormes potentialités et sa contribution à la valorisation des produits traditionnels. Pour développer l’artisanat local à base d’alfa à Tendrara et le tissage des tapis à Figuig et Bouarfa, il faudrait aménager une zone d’activité artisanale. Cela permettrait également de relancer d’autres métiers ancestraux qui faisaient autrefois la renommée de la ville: armes traditionnelles, travail du bois et vannerie.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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