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    Comment l’OCP anticipe l’usine 4.0

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5363 Le 03/10/2018 | Partager
    La difficile équation des compétences pour développer les synergies entre différents métiers
    Le groupe OCP ouvre une Digital Factory
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    L’Ecole 1337 de l’OCP à Khouribga assure des formations en rupture avec les méthodes classiques et sans pré-requis de diplômes (Ph. A. Na)

    Les compétences et l’expertise particulière du groupe phosphatier sont reconnues à l’échelle mondiale, notamment sur son cœur de métier. Cependant, avec les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle, des métiers disparaissent, d’autres se transforment, d’autres encore émergent.

    Le plus grand concurrent d’une entreprise industrielle n’est peut-être pas le numéro deux ou trois du secteur, mais plutôt  quelqu’un dans un garage en train de développer une innovation de rupture à travers les nouvelles technologies, souligne Mohamed Laklalech, Chief Digital Officer de l’OCP, dans un panel de l’université d’été de la CGEM, portant sur l’innovation, le digital et l’intelligence artificielle.

    Pour anticiper d’éventuelles disruptions, voire ruptures, le groupe saisit le virage du digital. Sur le front des nouvelles technologies, le groupe parie sur l’internalisation d’un certain nombre et types d’initiatives business, dans le cadre de la transformation digitale.

    Une Digital Factory a d’ailleurs été créée à Casablanca. Le centre d’expertise héberge en co-localisation différentes entités et met à la disposition des différents métiers du groupe (supply chain, commercial, extraction minière…) les ressources dont ils ont besoin pour mener leur expertise.

    La relation entre les métiers et la technologie a été réinventée en son sein. Elle a évolué d’une relation client-fournisseur à une relation partenaires dans la mesure où le métier qui porte l’initiative la mène jusqu’au bout et pilote les ressources mises à sa disposition. Le modèle est en train d’être dupliqué sur ses différents sites industriels.

    Orienté dans la démarche agile, le centre d’expertise recrute des profils qui émergent dans la gestion de projet agile: Scrum master, Développeur Scrum, Product owner... L’un des principaux challenges auquel doit faire face l’entreprise sur le marché demeure la rareté de profils spécifiques comme des UX designers (spécialistes de l’expérience utilisateur) ou encore les data scientists.

    Pour compenser le déficit de «profils rares», le groupe OCP recourt à des cabinets de consulting et prestataires de services. Mais il mise, surtout, de plus en plus dans la formation. «Nous avons pris conscience que ces compétences ne pourraient jamais être suffisamment disponibles.  Du coup, nous misons dans la formation pour développer les talents en fonction des standards dont nous avons besoin», explique Mohamed Laklalech.

    L’investissement dans l’éducation est la clé de sa stratégie de transformation digitale. Ce qui explique pourquoi, depuis quelques années, le groupe OCP investit énormément dans l’éducation. Le phosphatier a investi dans l’Université Mohammed VI Polytechnique.

    Edifiée dans la ville verte de Benguérir, l’un des sites d’extraction de phosphate de l’OCP, l’université accueille une faculté d’ingénierie, une école d’ingénieurs: la School of Industrial Management (EMINES) et une faculté de gouvernance et des sciences économiques et sociales. Autres profils rares: les data scientists expérimentés, que le phosphatier a du mal à attirer, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

    Ce type de profils est formé à Khouribga, à  l’Ecole 1337, nouvel établissement ouvert par le groupe (Voir aussi L’Economiste, édition n°5325 du 31 juillet 2018) ou encore YouCode à Youssoufia (Cf. L’Economiste, édition n°5352 du 18 septembre 2018). Ces établissements assurent des formations en rupture avec les méthodes classiques (Peer-learning). Ces écoles sont gratuites, sans pré-requis de diplôme. Elles nécessitent surtout de la passion pour l’informatique.

    Toujours pour compenser le manque de profils correspondants à ses standards, une joint-venture a été mise en place avec IBM, en décembre 2017. (Cf. L’Economiste, édition n°5162 du 6 décembre 2017). Ce partenariat permet de bénéficier de l’expertise mondiale d’un leader mondial, IBM.

    En échange, l’OCP fait profiter le géant américain de sa présence et son savoir-faire sur le reste du continent. L’intérêt pour le groupe est de pouvoir non seulement assurer sa transformation digitale, mais aussi capitaliser et exporter ce savoir-faire à l’échelle nationale et continentale.

     

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