Régions

Ça pue à Tanger!

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5316 Le 17/07/2018 | Partager
Les émanations de la décharge empoisonnent la vie des riverains
Elles seraient dues aux travaux de fermeture de l’actuelle décharge
Après des appels d’offres infructueux, la future décharge lancée en 2013 attend toujours
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Des émanations putrides de la décharge de Tanger empoisonnent la vie des riverains. Selon la Mairie, elles seraient dues aux «travaux de fermeture»
(Ph. Adam)

Les problèmes de l’assainissement solide à la ville de Tanger ne semblent pas avoir encore pris fin. Et comme pour rappeler la gravité de la situation, le site de l’actuelle décharge a commencé à répandre, durant la semaine dernière, des émanations noires d’une odeur pestilentielle que les vents ont dispersé aux quatre coins de la ville. Après que la polémique ait enflé sur les réseaux sociaux, la Mairie a réagi par voie de communiqué en tentant de rassurer. 
Selon cette dernière, les émanations (qui pourraient se répéter dans le futur, rappelle-t-elle au passage) ne sont que le résultat des travaux préparant la fermeture définitive de la décharge et son transfert, un projet de 90 millions de DH d’investissement mené dans le cadre du programme Tanger-Métropole en collaboration avec le Secrétariat d’Etat au Développement durable, l’Agence de Développement du Nord et la Wilaya de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Très exactement, les odeurs sont dues aux travaux de déterrement et d’enfouissement des anciennes couches de détritus, un travail qui sera bouclé «prochainement», selon la Commune. En parallèle, des travaux de stabilisation des talus et de collecte des effluves liquides, le lixiviat, sont menés pour pouvoir dans le futur transformer les terrains de l’actuelle décharge en espace vert. 

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A noter que la future décharge sera installée dans la commune de Skedla, à une trentaine de kilomètres de Tanger. Ses travaux sont actuellement en ‘stand-by’ suite à plusieurs appels d’offres infructueux. Le projet est mené par le groupement des communes Al Boughaz. Il comprend la commune urbaine de Tanger, celle d’Asilah et de Gzenaya, en plus des communes rurales d’Al Menzla, Aquouass Briech, Sebt Zinat, Dar Chaoui, Had El Gharbia, Aouama, Sahel Chamali et Tnin Sidi El Yamani.
La future décharge, dont le projet a été lancé en 2013, est présentée comme un véritable centre de récupération et de valorisation des déchets avec une gestion électronique automatisée du contrôle des accès.
Outre les zones d’enfouissement, elle disposera d’un centre de tri équipé de trieurs automatiques pour la valorisation des déchets avec une empreinte environnementale la plus faible possible ainsi que des réseaux de collecte des eaux usées et du lixiviat avant leur traitement et leur rejet dans le milieu naturel.

 

 

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