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    Culture

    Quand les artistes laissent leur trace à Essaouira

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5313 Le 12/07/2018 | Partager
    JR, Rero, Sam Baron… des grands noms de l’art et du design
    Invités par Thinkers & Doers à rêver d’un monde meilleur
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    Les drapeaux en métal blanc de Sam Baron, un designer français de renommée internationale, «flottent» aujourd’hui dans la ville des alizés. Un hommage à la commémoration de la médina d’Essaouira, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001 (Ph. Mokhtari)

    Essaouira a gagné quelques oeuvres d’art. Les récents «Etats généraux», qui se sont tenus au Maroc pour parler de l’entrepreneur citoyen, ont partagé la scène avec des artistes. Le ton était donné par Rero. Ses 2 installations sculpturales, d’une tonne chacune, accueillaient les visiteurs à Bab Sbaa. Jouant avec les reflets du soleil, elles étaient là pour rappeler combien  «les mots s’envolent quand les actes restent». Sa patte à lui est de barrer ses messages d’un épais trait noir comme pour laisser le choix à celui qui regarde d’adhérer ou non à son propos. «Il n’est pas question pour moi d’imposer ma vision. En barrant les lettres, je jette le doute. Est-ce pour souligner le message ou au contraire pour le rejeter. C’est aux autres de faire leur propre interprétation», raconte cet artiste soutenu par la fondation Montresso à Marrakech. Plus loin, sur la façade d’un ancien bâtiment administratif, la maison des travaux, même injonction de passer «des paroles aux actes». Une expérience pour lui aussi. «C’est la première fois que j’écrivais en arabe. Le résultat est graphiquement parfait et m’a donné envie d’aller plus loin dans ce sens» confie Rero. 
    A côté, ce sont les drapeaux en métal blanc de Sam Baron, un designer français de renommée internationale, qui «flottent» dans cette ville des alizés. «J’ai choisi le drapeau pour

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    Comme l’écrit Rero, «Words escape and acts mark», les mots s’échappent, les actes restent, marquent. Ses 2 installations sculpturales, d’une tonne chacune, accueillaient les visiteurs à Bab Sbaa pendant les Etats généraux de l’entrepreneur citoyen (Ph. Mokhtari)

    sa forme et parce qu’il suit le sens du vent», raconte le designer. Sa volonté était de rendre hommage à la commémoration de la médina d’Essaouira, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001. En différentes langues, avec différents symboles, tournés vers toutes les directions possibles, ils semblent représenter l’unité tant espérée du monde. C’est lui également qui a endossé le costume de curateur pour ce «creative art program», coproduit par Thinkers & Doers et Constellation, en marge de cette rencontre de leaders économiques. 
    Présenté pour la première fois aux Nations Unies à New York en septembre 2017 et ensuite au World economic forum de Davos, le projet artistique participatif «Constellation» a été créé en support des 17 Objectifs du développement durable. Sa mission étant de collecter 1 milliard de rêves avant de les présenter en 2022 à travers une sculpture pour une vision commune de l’humanité. Venu récolter les rêves des Souiris, l’artiste Libanais JK58 explique que «la prochaine étape du projet sera Dubaï en septembre. 
    Il s’agit de réunir tous ceux qui veulent changer le monde. Il est intéressant de voir à quel point les rêves dépendent de la situation sociale des gens et de leur lieu de vie. Pour les réfugiés Syriens par exemple, c’est le mot «sécurité» qui revient

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    Face à l’objectif d’un collaborateur de JR, les habitants d’Essaouira sont venus poser avec pour consigne de fermer les yeux et de penser très fort à leur propre rêve. Une fresque qui recouvre les murs de Dar Souiri et la façade de l’ancien palais de justice 
    (Ph. Mokhtari)

    inlassablement». Enfin, autre projet mais mêmes intentions, celui du célèbre JR, qui, s’il n’a pas pu faire lui-même le déplacement, était représenté par un fidèle collaborateur. 
    Face à son objectif, les habitants d’Essaouira sont venus poser avec pour consigne de fermer les yeux et de penser très fort à leur propre rêve. 
    Un résultat bluffant, «à la JR», que l’on découvre sur la façade de l’ancien palais de justice et à Dar Souiri, dont les murs sont recouverts de ces portraits en noir et blanc d’habitants, fiers de se voir ainsi invités à la fête.   
    Tous ces projets artistiques, tous ces artistes ont donc laissé leurs traces. Entre espoirs, rêves et engagements, leurs oeuvres collent parfaitement à l’esprit d’unité qui règne à Essaouira.

     

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