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    Analyse

    Economie responsable: Des petites startups difficilement lucratives

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5307 Le 04/07/2018 | Partager
    72% des jeunes Africains sont attirés par l’entrepreneuriat
    Un emballement motivé par la recherche d’opportunités
    Car ils représentent plus de 60% de l’ensemble des chômeurs sur le continent
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    Les principales filières qui ressortent de l’analyse sur les jeunes entrepreneurs verts africains sont l’agriculture en tête avec 49% de l’ensemble des projets. D’autres sont également porteuses comme celles de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, les déchets ou le tourisme

    C’est un fait, basculer vers l’économie verte pourrait assurer, à l’horizon 2050, une croissance élevée sur le continent. Avec au passage, des créations d’emplois, une réduction de la pauvreté et une limitation des risques écologiques et des pénuries liées aux effets du changement climatique.

    Alors de plus en plus d’initiatives et de bonnes intentions fleurissent chez les jeunes entrepreneurs africains, qui, d’après le rapport piloté par la Coopération suisse, ont au préalable effectué des études et ont acquis des compétences qu’ils souhaitent partager et mettre à profit pour servir l’environnement dans lequel ils évoluent.

    Leur principale motivation étant d’apporter un impact social, mais aussi environnemental. Si la majorité des entreprises vertes sont des startups âgées de moins de 3 ans, cette activité permet, dans 66% des cas seulement, de subvenir aux besoins des entrepreneurs. Pour l’OCDE, 72% des jeunes africains sont attirés par l’entrepreneuriat. Une vraie dynamique en perpétuelle accélération motivée par la recherche d’opportunités.

    Car, selon la Banque mondiale, les jeunes représentent plus de 60% de l’ensemble des chômeurs africains (des statistiques qui ne tiennent pas compte des emplois précaires, du sous-emploi ou des personnes actives dans le secteur informel). Le Global Entrepreneurship Index (GEI) a analysé cette propension à l’entrepreneuriat dans 137 pays du monde.

    La Tunisie arrive en tête des pays africains du classement, occupant la 42e place au classement général, suivie du Botswana et de l’Afrique du Sud. Parmi les 10 meilleurs, le Maroc se classe 5e en Afrique et 70e au classement général, l’Algérie occupant la 6e et 73e places.

    Le Burundi et le Tchad arrivent en dernier du classement africain sur la base de 36 pays. Alors mettre en lumière les actions, qui offrent des perspectives pour une économie verte et socialement inclusive, est essentiel. Petit panorama loin d’être exhaustif de ceux qui osent malgré les défis.

    ■ Green Gold Energy - Maroc

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    Cette structure entrepreneuriale et sociale, que l’on doit à Walid Machrouch, propose des alternatives énergétiques aux particuliers et aux professionnels au Maroc et en Afrique. L’objectif est de substituer le bois de feu par des biocombustibles solides fabriqués avec des déchets organiques comme les déchets d’olive, le marc de café et la sciure de bois.

    ■ Legumautonomy - Mali

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    L’idée est de proposer et de vulgariser, auprès des producteurs locaux des pépinières, des plantes améliorées et adaptées aux aléas climatiques. La promesse: une augmentation des rendements de 30 à 40%. Entre les plants et semences de variétés adaptées et la diffusion des techniques de production agricole intelligente face au climat, le concept de Legumautonomy permet de développer une agriculture durable, productive, en ville, de sensibiliser les citadins au jardinage et d’accompagner les producteurs pour produire plus, mieux et localement.

    ■ Sac-marmite - Cameroun

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    Le sac-marmite est un sac de cuisson qui achève en son sein, pendant des heures, la cuisson d’un repas préalablement porté à ébullition sur un foyer. Il permet à chaque ménage de consommer de 20 à 60% moins de combustible fossile pour une efficacité énergétique de 50 à 80% par rapport à l’usage de foyers classiques (électrique, trois pierres, etc.). Près de 500 sacs-marmites sont utilisés par 305 ménages et institutions, soit 246,5 tonnes d’émission de CO2 évitées chaque année.

    ■ Phytalgue - Tunisie

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    Mohamed Haroun Ouanes est un jeune entrepreneur, pharmacien et formateur en création d’entreprises. Il vient de lancer une industrie de cosmétiques naturels issus de plantes médicinales et d’algues, sans éléments chimiques néfastes, afin de valoriser le patrimoine végétal tunisien en proposant des produits innovants issus du commerce équitable.

    ■ Bénin Espoir Cacao - Bénin

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    Aurlus Degbetchi attend l’aide d’investisseurs. Son créneau: la filière du cacao. Cet auto-entrepreneur aide des coopératives et des groupements de femmes à créer des pépinières de jeunes plants de cacaoyers, une essence à longue durée de vie et qui contribue à la protection des sols. Son objectif étant de créer une usine de transformation du cacao pour créer des emplois aux jeunes des zones favorables à cette culture au Bénin.

     

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