Politique

Sahara: Le rapport de l’UA conforte les positions du Maroc

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5306 Le 03/07/2018 | Partager
Il a insisté sur l’exclusivité du traitement de ce dossier par les Nations Unies
Cette Organisation continentale ne va pas développer un processus parallèle
L’Algérie et la Mauritanie appelées à s’impliquer davantage dans la résolution de cette affaire
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Les dispositions du rapport de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, sur l’affaire du Sahara, témoigne de l’apport du retour du Maroc à cette organisation. Fini le temps où l’Algérie et le Polisario influençaient les résolutions de l’UA autour de ce dossier. Aujourd’hui, les positions de l’Union sont on ne peut plus claires: La résolution de cette affaire est du ressort exclusif de l’ONU (Ph. AFP)

Le retour du Maroc à l’Union africaine commence à donner ses fruits. C’est l’une des principales conclusions du dernier sommet de cette organisation panafricaine, tenu le week end dernier à Nouakchott. La rupture avec la politique de la chaise vide a permis de contrer les manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale au sein des instances de cette organisation. En témoigne le rapport présenté par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat autour de l’affaire du Sahara.

Ce document a insisté sur certains points qui constituent les fondements du traitement de ce dossier du côté marocain. En tête, le dessaisissement de la Commission de la paix et de la sécurité, traditionnellement contrôlée par l’Algérie et très sensible aux thèses du Polisario, de ce dossier.

Le rapport de Moussa Faki précise qu’au niveau de l’Union africaine, la question du Sahara ne serait évoquée que dans le cadre de la Conférence de l’UA, au niveau des chefs d’Etat, afin «d’assurer la cohérence du traitement». Parallèlement, ce document met en avant l’exclusivité de la gestion des efforts de résolution de cette affaire par l’ONU.

Le paragraphe 20C souligne «la nécessité pour l’UA d’inscrire sa démarche dans le cadre d’un appui renforcé aux efforts des Nations Unies, pour accroître leur chance d’aboutissement». La nouvelle position de cette Organisation africaine est on ne peut plus claire: «il ne s’agirait pas pour l’UA de développer un processus parallèle à celui des Nations Unies».

Ce rapport conforte également la position marocaine, qui a régulièrement mis en garde contre toute déviation du processus onusien, rappelant que les résolutions du Conseil de sécurité sont la seule référence dans ce domaine. «La Conférence de l’Union devrait apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations Unies, basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité», peut-on lire dans ce document.

Celui-ci reprend l’appel adressé par l’ONU aux parties de reprendre les négociations en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable. La nécessité de l’implication des Etats du voisinage dans les efforts de résolution de cette affaire a été également introduite dans le rapport de Moussa Faki. Il a appelé l’Algérie et la Mauritanie à «soutenir activement les efforts déployés pour la relance des négociations».

Ce rapport, soumis dimanche dernier, par le président de la Commission de l’UA aux chefs d’Etat et de gouvernement, intervient à l’issue de la visite effectuée par Köhler dans la région. L’envoyé personnel du SG de l’ONU a expliqué avant son départ de Laâyoune que les rencontres effectuées lui ont permis «d’approfondir sa compréhension du dossier».

Il a également mis l’accent sur «les progrès et le développement réalisés dans la région, particulièrement au niveau économique et social». D’où l’importance d’aboutir à une résolution à ce problème qui n’a que trop duré. «Le règlement définitif de ce dossier permettra de drainer davantage d’investissements pour la région et de créer des postes d’emplois pour les jeunes de la région», a-t-il dit.

L’Afrique doit en finir avec la corruption

La séance d’ouverture du Sommet de l’Union africaine à Nouakchott a été marquée par la lettre royale adressée aux participants. Le Souverain a appelé à intensifier la lutte contre la corruption qui «pervertit les règles de la démocratie et sape l’Etat de droit». Ce phénomène est l’un des principaux obstacles qui entravent l’émergence du continent. Il «dégrade la qualité de vie et favorise la criminalité organisée, l’insécurité et le terrorisme». La mise en garde royale met les Etats du continent face à leurs responsabilités. «La corruption n’est pas seulement un problème moral ou éthique. Elle a aussi un coût économique, qui grève le pouvoir d’achat des citoyens et notamment les plus pauvres», a expliqué le Souverain. C’est pour cela qu’il faut ériger la lutte contre ce fléau en priorité, selon le message royal. Mais ce chantier «nécessite un engagement politique sincère», avec des «efforts soutenus de l’action publique et la nécessaire implication civique».

 

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