International

Sommet Trump-Kim: Ce que prévoit l’accord commun

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5293 Le 13/06/2018 | Partager
Le processus de dénucléarisation pourrait commencer
Des négociations débuteront dès la semaine prochaine
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Le sommet historique tenu mardi 12 juin 2018 à Singapour entre Donald Trump et Kim Jong Un a abouti à la signature d’un document commun. Le président américain a assuré que le processus de dénucléarisation pourrait désormais commencer très rapidement, après des décennies de tensions autour des ambitions atomiques de Pyongyang.

Toutefois, la formulation de la déclaration commune reste très vague, en particulier en termes de calendrier, et s’en remet à des négociations ultérieures pour sa mise en oeuvre. Ces dernières commenceront dès la semaine prochaine sous la houlette du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, acteur-clé de la relance du dialogue.

Le texte reprend de précédents engagements du régime nord-coréen, jamais mis en œuvre. Mais sans préciser que la dénucléarisation doit être vérifiable et irréversible, comme le réclamaient avec force les Etats-Unis avant le sommet de Singapour. «Kim Jong Un a réaffirmé son engagement en faveur d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», est-il écrit.

Analystes et historiens rappellent à l’unisson que le régime de Pyongyang est passé maître dans l’art des promesses non tenues. En 1994 puis en 2005, des accords avaient été conclus mais aucun d’entre eux n’a jamais été réellement appliqué. Lors d’une longue conférence de presse, Donald Trump a assuré, sans autres précisions, que la dénucléarisation ferait bien l’objet de vérifications.

Et il a martelé que les sanctions contre la Corée du Nord resteraient en vigueur tant que la menace des armes atomiques ne serait pas levée. Le président américain a aussi fait une concession de taille. Il a en effet déclaré qu’il mettrait fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, décrits comme très provocateurs à l’égard du Nord. Le gel de ces manoeuvres, source de tensions récurrentes, était une exigence ancienne de Pyongyang.

La rencontre, la première entre un président américain en exercice et un leader nord-coréen, a été marquée par plusieurs poignées de main appuyées entre les deux hommes. Nombre de pays ont salué l’enclenchement d’un processus diplomatique, certes embryonnaire, mais qui éloigne la perspective d’un conflit.

F. Z. T. avec agences

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