Courrier des Lecteurs

Reportage sur l’enseignant du Rif: Un exemple à suivre

Par L'Economiste | Edition N°:5289 Le 07/06/2018 | Partager
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Reportage sur l’enseignant du Rif: Un exemple à suivre

Le reportage sur l’enseignant du Rif, paru récemment dans notre support, a touché bon nombre de lecteurs. N’hésitant pas à s’impliquer corps et âme pour faire aimer l’école à ses élèves et leur apprendre la propreté et les bonnes manières malgré des conditions particulièrement difficiles, le citoyen a été reconnu de tous comme un exemple à suivre. (cf. notre édition du 29/05/2018)

■ Un citoyen entièrement dévoué!
Hicham, tu es tout simplement un vrai citoyen marocain. Tu aimes ces enfants, c'est ça être citoyen! Tu aimes ton métier et tu l'exerces avec dévouement et abnégation, et c'est aussi ça être citoyen. Tu n'attends pas qu'on te donne, mais tu donnes à ton pays, c'est ça être citoyen! Tu fais aimer l'école à ces enfants coupés de tout, c'est ça être citoyen! Merci beaucoup Hicham, de nous montrer l’exemple en termes de citoyenneté.
M.M.R.

■ Prenez-en de la graine messieurs les professeurs!
Le reportage sur le professeur entièrement dévoué à ses élèves dans une école du Rif, récemment paru dans votre journal, m’a paru tout à fait pertinent. Aujourd’hui, l'instituteur marocain doit être à la fois un animateur et un formateur plein d'initiatives.  Or, nous avons toujours eu, jusqu’à présent, des instituteurs attentistes, fatalistes et n'ayant pas la vocation d’enseigner... Ils attendent tout de l'État... Or, de simples réflexes de leur part peuvent faire des merveilles... Ce qu'il faut avant tout, c'est avoir la conscience citoyenne et le sens des responsabilités. L'expérience de Hicham doit donc être généralisée et encouragée.
Ananou Abdelaziz

                                                                         

Tourisme: Le Maroc surclassé par TripAdvisor?

Le Maroc vient d’être classé 5e destination d’excellence au monde par le site de réservation de voyages TripAdvisor. Il devance notamment plusieurs destinations de premier choix parmi lesquelles la France ou encore l’Italie. Un positionnement qui a pourtant laissé de marbre bon nombre de nos lecteurs... (cf. notre édition du 30/05/2018)

■ Jouer la carte de la sécurité, essentiel!
Pour attirer les touristes étrangers, il ne suffit pas seulement de construire de grands hôtels. Il est en effet également essentiel de garantir aux visiteurs une totale sécurité en leur présentant un environnement sain et contrôlé! Cela passe par une bonne éducation des citoyens et par l’inculcation des valeurs de respect de l’autre et de sérieux dans l’ensemble des services et des commerces du pays. En effet, comment voulez-vous que le touriste se sente à l’aise si il est constamment dérangé et harcelé durant ses escapades et autres balades? Pour venir à bout de ce fléau, l’Etat doit à tout prix intervenir à la source en distribuant du travail aux démunis.
Khalid

■ Des ressources humaines indignes
Il ne suffit pas de mettre en place une infrastructure moderne pour réussir le pari d’attirer des touristes internationaux. Le Royaume pèche en effet  encore aujourd’hui par ses ressources humaines mal formées… Ainsi, beaucoup d’hôtels emploient un personnel non qualifié pour réduire les coûts. Pour changer la donne, il faudrait mettre l’accent sur une formation de qualité et sur un contrôle régulier des responsables du tourisme et de la restauration. Pour vous dire, bon nombre d’hôtels ne méritent pas leurs étoiles…D’ailleurs, nombreux sont les clients qui en ont pris acte et n’ont pas hésité à le déclarer dans certains sites spécialisés.
Ferhat

■ Bonne nouvelle!
Le Maroc classé 5e pays d’excellence touristique? Pourquoi pas! Le secteur est en effet un pilier de l’économie, qui emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes à la fois! Néanmoins, il ne faut pas non plus se reposer sur ses lauriers. En effet, le pays n’apparaît pas dans le top 10 des restaurants. C’est dommage, d’autant plus que le Royaume possède l’une des meilleures gastronomies du monde.
R.G.

                                                                         

Boycott: Les solutions pour défaire le nœud

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■ Les marques boycottées doivent agir  
Après un mois et demi de boycott, il serait peut-être temps d’en finir! Malheureusement, personne ne semble disposé à lâcher du lest. Le mouvement citoyen n’a aucune raison de céder, pouvant facilement consommer des produits concurrents. Par contre, les trois entreprises incriminées ont tout intérêt à voir le mouvement s’arrêter, que ce soit pour leur santé financière, mais également leur réputation, déjà très entachée. La solution doit donc venir d’elles, quitte à devoir revoir leurs marges à la baisse.
R.G.

■ Un problème autrement plus profond
Soyons plus clair et plus honnête. Le problème ne concerne pas uniquement les sociétés Centrale Danone, Afriquia et Sidi Ali ou même encore la cherté des prix de vente. La vérité, c’est que les Marocains ont réellement besoin d’une justice sociale, d’une répartition équitable des richesses et d’un pouvoir d’achat digne de ce nom. Il nous faut penser aux démunis, aux hauts salaires des minorités au détriment de la misère de la majorité de la population. Inspirons-nous de nos voisins européens. Chaque jour, ils pensent à avancer à travers un équilibre social qui fait payer leurs impôts aux riches et accorde un réel pouvoir d’achat aux pauvres. C’est ce qui fait avancer leurs économies et ce qui nous manque cruellement!
Khalid

■ Produire à moindre coût!
Le boycott est une action à double tranchant… Ce type d’initiative sanctionne les entreprises visées, mais a également des conséquences économiques sur les employés et les écosystèmes de ces mêmes structures. Mais existe-t-il d’autres alternatives pour les consommateurs en dehors d’une redistribution réfléchie de leurs dépenses? Quoi qu’il en soit, il demeure aujourd’hui incompréhensible que certains produits locaux soient plus chers que les mêmes produits vendus en Espagne, lesquels sont par ailleurs de meilleure qualité! Pourtant, le Maroc est connu dans le monde entier pour ses salaires low-cost. Comme si cela ne suffisait pas, précisons que les producteurs de lait ne paient pas d’impôt, ainsi cette charge n’a pas d’incidence sur leur prix de vente! Autant d’atouts qui devraient pousser les entreprises marocaines à se moderniser et à produire à moindre coût! De plus, n’oublions pas que la bourse du citoyen est limitée et ne permet pas toujours de se comporter dignement face à la cherté de la vie. Sans oublier que le salaire du Marocain stagne, lorsqu’il a la chance de recevoir un salaire régulier! Car, n’oublions pas que notre marché du travail demeure très étroit…
Mohamed Hajji

■ Baisse durable des prix et efforts de transparence
Il faut à tout prix mettre fin à ce bras de fer en prolongeant tout d’abord la promotion de ramadan concernant le lait, c’est-à-dire fixer jusqu’à nouvel ordre le prix à 6 DH le litre.  Autre solution envisageable, augmenter sensiblement le prix d’achat des agriculteurs et diminuer le prix de 50 centimes seulement. Les entreprises concernées doivent également jouer la carte de la transparence en communiquant les statistiques exactes concernant leur marge. Un moyen efficace de regagner la confiance du consommateur et de détendre le climat.

Lamghari Larbi

 

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