International

La rencontre Trump-Kim sous conditions

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5227 Le 12/03/2018 | Partager
Dénucléarisation de la péninsule coréenne, fin des tests nucléaires et balistiques
Le lieu et les modalités restent à déterminer
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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un serait sur le point de réussir ce dont son père et son grand-père ont toujours rêvé: «Etre traité en égal par Washington». Mais avant de participer à toute rencontre, le Président américain Donald Trump a posé des conditions (Ph. AFP)

Le Président américain Donald Trump s’est dit convaincu que les pourparlers historiques qu’il doit tenir, d’ici fin mai, avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un seraient un «immense succès». Pyongyang voulant désormais «faire la paix». Le lieu et la date de la possible rencontre n’ont pas encore été arrêtés.

Washington et Pékin ont conditionné la tenue de ce sommet historique à la réalisation de la promesse faite par la Corée du Nord: «Oeuvrer à une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et mettre fin aux tests nucléaires et balistiques». La diplomatie mondiale cherche à obtenir ces deux concessions depuis pas mal d’années.

La rapidité avec laquelle Donald Trump a accepté l’offre du dirigeant nord-coréen (faite par l’intermédiaire d’un haut responsable sud-coréen qui venait de rencontrer Kim Jong Un) a pris de court jusqu’au chef de sa diplomatie Rex Tillerson, en déplacement en Afrique. «Maintenant, il faut s’accorder sur le timing de leur première rencontre. Cela prendra des semaines avant que tout soit réglé», a précisé Tillerson à Djibouti.

L’annonce spectaculaire d’un sommet a été saluée avec prudence de l’Union européenne à la Chine. Seul allié de poids de Pyongyang, mais tenu à la marge de cette annonce historique, Xi Jinping a salué des «intentions positives». Le Président chinois a appelé les deux parties à s’abstenir «de toute action pouvant troubler la détente actuelle», selon l’agence Chine nouvelle.

Moscou a évoqué «un pas dans la bonne direction», tandis que Bruxelles y voit «un développement positif». La chancelière allemande Angela Merkel parlant «d’une lueur d’espoir». Le Président français Emmanuel Macron s’est également entretenu avec son homologue américain, plaidant pour un «dialogue exigeant».

Vivant sous la menace directe de la puissance de frappe de Pyongyang, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a souligné qu’il n’y avait «pas de changement de politique». Il a expliqué attendre «des mesures concrètes vers une dénucléarisation». Quant à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), elle a souhaité que cette annonce débouche sur des progrès concrets dans le dossier nucléaire et sur une possible reprise de ses inspections en Corée du Nord.

Après deux années de montée des tensions, ces deux derniers mois ont été marqués par une frénésie diplomatique entre le nord et le sud de la Zone démilitarisée (DMZ). Ultime illustration en date: la visite au Nord récemment d’une délégation sud-coréenne, pour la première fois en dix ans.

F. Z. T. avec agences

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