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    Economie

    Tournée royale
    Le plan Maroc Vert transposé au Rwanda

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4882 Le 24/10/2016 | Partager
    Techniques culturales, financement, assurance et conseil
    Implantation d’une usine d’engrais par le groupe OCP

    Après le «Gabon vert», c’est au tour du Rwanda de transposer le plan marocain de développement agricole. Tout particulièrement la composante agriculture solidaire. C’est tout un package englobant la coopération technique en matière de maîtrise de l’irrigation, de la santé animale et de l’encadrement des agriculteurs. Le programme de partenariat agricole conclu entre Rabat et Kigali  cible également  le transfert de l’expertise acquise dans le domaine du financement adapté aux petites exploitations et de l’assurance agricole.
    Pour Tarik Sijilmassi, président du directoire du Crédit Agricole, relayé par l’agence MAP, «il s’agit de partager les meilleures pratiques, notamment la mise  d’une structure mixte de financement adapté aux différents types d’exploitation ainsi qu’une entité de microcrédit». L’un des projets phares est l’implantation par l’OCP d’une unité de production d’engrais au Rwanda. L’usine produira des fertilisants adaptés aux sols et aux cultures locales. Car le groupe envisage aussi d’élaborer une carte de fertilité des sols à l’instar de ce qui existe au Maroc.
    «Nous sommes en passe d’entrer dans une nouvelle phase de relations plus profondes et mutuellement avantageuses», souligne Géraldine Mukeshimana, ministre rwandaise de l’Agriculture et des Ressources animales qui a signé le mémorandum d’entente avec les responsables marocains.
    Le nouveau projet de l’OCP s’insère dans la stratégie africaine du groupe qui a déjà lancé en 2016 à Jorf Lasfar une unité spécialisée dans les engrais adaptés aux sols africains. Celle-ci sera dotée d’une capacité de 1,4 million de tonnes à partir du phosphate marocain et du gaz du Gabon où l’OCP avait lancé la même année une unité similaire mais de moindre capacité.
    L’actuel projet a également pour objectifs de renforcer les circuits locaux de commercialisation et de distribution des fertilisants. Il cible aussi la consolidation des systèmes de vulgarisation et du conseil agricole. Le tout sur la base d’une carte de fertilité des différentes régions du Rwanda. Ainsi, une flexibilité pour l’élaboration des formules adaptées au sol sera possible par région et par culture, avec à la clé un laboratoire d’essais.
    L’OCP promet aussi des coûts des produits et un approvisionnement sécurisé sur  l’ensemble de la chaîne y compris l’entreposage et le transport.
    Il est également envisagé de développer un hub et des centres d'entreposage secondaires, et éventuellement tirer profit des capacités d'entreposage du ministère rwandais de l’Agriculture. Ceci, à la fois au niveau du port et à l'intérieur du pays.

    La petite exploitation en priorité

    Le pilier II du plan Maroc Vert se base sur l’accompagnement solidaire de la petite agriculture. Il a pour principaux objectifs la modernisation solidaire des exploitations et l’amélioration des revenus des petits agriculteurs. A cet effet, les superficies de moins de 5 ha bénéficient de l’équipement gratuit du système d’irrigation localisée, des plants arboricoles et de crédits de promotion d’activités hors agriculture.
    Entre 600.000 et 800.000 exploitants sont concernés par cette stratégie. Les investissements prévus sont estimés à 15 milliards de DH à l’échéance 2020. Des actions spécifiques sont également dédiées. Elles ciblent l’appui à la reconversion vers des cultures à forte valeur ajoutée et la mise en gestion déléguée de la formation et de l’encadrement. Divers types de projets ont été lancés depuis 2008: reconversion, intensification et diversification des cultures. Le tout concerne 3 millions de ruraux.

     

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