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L'Edito

Aggiornamento financier

Par L'Economiste| Edition N°:2248 Le 04/04/2006 | Partager

Le ministre ne s’est pas privé, lors des assises internationales du tourisme de Tanger, de dire et de répéter que le rythme des constructions d’hôtel est trop faible, qu’il faut le doubler.Pour un ministre à mi-mandat, il faut une bonne dose de courage (à moins que ce ne soit que de l’inconscience) politique pour énoncer aussi clairement un gros manquement dans son programme.En revanche, ce qu’il n’a pas dit, c’est que son secteur se trouve dans une situation bien étrange: il faut de l’argent pour aller deux fois plus vite; l’argent est bien là, mais il ne rencontre pas les programmes hôteliers. La situation est d’autant plus étrange qu’il y a vraiment beaucoup d’argent à gagner dans la branche, puisque l’Etat subventionne à tour de bras les terrains, via le système d’aménageurs…En fait, c’est une question de taille, ou plus exactement d’imagination pour changer de taille.En quelques années, le Maroc a changé d’étalon de mesure. Pour fixer les idées, rappelons simplement les marchés des télécommunications: qui n’a pas crié au fou quand Vivendi et le Groupe Benjelloun ont payé si cher le droit d’entrer dans le secteur? Et pourtant, c’est eux qui avaient raison: la suite des événements l’a bien prouvé.Pour financer les équipements hôteliers, c’est la même chose: le Maroc se pense, se voit trop petit, trop étriqué. Le ministère des Finances et ses cadres campent sur des règles et des usages parfaitement valables pour les années 70 et 80, tremblant de peur à l’idée d’avoir la moindre audace. Les banques elles-mêmes sont si réservées depuis si longtemps, qu’il faut maintenant convoquer le ban et l’arrière-ban de toute la place marocaine pour arriver à financer un seul projet d’infrastructure! Et il y a presque une dizaine à réaliser!Il y a vraiment un aggiornamento financier à faire au Maroc, et à commencer par le ministère de tutelle qui dort d’un sommeil de plomb depuis une dizaine d’années!Nadia SALAH

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