L'Edito

Entreprise

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5255 Le 19/04/2018 | Partager
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Le monde de l’entreprise est en ébullition, car deux candidats s’affrontent pour briguer le mandat de la présidence. Tout passionne dans ce feuilleton, les profils, les programmes, les bilans.

D’abord les profils. A la tête des deux binômes en course, des castings qui ne manquent pas de qualité. Même s’il affirme avoir tourné la page, Mezouar assume sans complexe son passé politique et semble vouloir en faire un atout. Celui de la capacité de négociation du groupement. 

En face, Marrakchi a pour lui le CV de l’industriel pragmatique, certes sans expérience au pouvoir, mais aguerri au monde de l’entreprise et de l’export.  Au-delà des enjeux des scrutins et des résultats, les contenus des programmes ne manquent pas d’intérêt non plus.

Comme pour toutes les campagnes, il n’est pas certain que toutes les promesses puissent être tenues. Les remontées de voix de chefs d’entreprises, particulièrement intenses en cette période, sont en revanche tout autant d’idées pour le gouvernement  sur le travail qui n’a pas été fait.

Maintenant, quelle que soit la configuration définitive du scrutin  du 22 mai prochain, le véritable défi est  de négocier des marges d’amélioration sans pour autant remettre en cause les réalisations. ll ne faut pas se tromper: la qualité du bilan de Miriem Bensalah ne fait aucun doute ni dans un rang ni dans l’autre.

Elle a réussi l’exploit  à la fois de trouver le bon ton pour faire passer des messages dans une conjoncture politique peu lisible et arriver à cohabiter  avec le PJD, une formation soupçonnée d’entretenir une relation compliquée avec l’économie et... les femmes!

Comme elle, ses collègues anciens et nouveaux doivent continuer de se mobiliser pour rappeler quelques évidences un peu trop rapidement oubliées. A savoir que l’entreprise est… sacrée!

 

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