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Société

Déchets ménagers: La stratégie 2017-2021 en mode turbo

Par Nadia DREF | Edition N°:5183 Le 05/01/2018 | Partager
Objectif: Augmenter le taux du recyclage et de valorisation
Novec, ADI et CID: Les bureaux d’études retenus pour l’assistance technique
Plusieurs centres prévus à Marrakech-Safi, Casablanca-Settat, Dakhla-Oued Eddahab…
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Le PNDM vise à réhabiliter ou fermer toutes les décharges existantes en 2022 (Ph. L’Economiste)

Nouveau coup de pouce pour la valorisation des déchets ménagers. Après l’achèvement des deux premières phases du Programme national des déchets ménagers (PNDM) (2008-2016), cap sur l’accélération de la stratégie 2017-2021. Le Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable vient de dévoiler les noms des 3 cabinets retenus par appels d’offres pour l’assistance technique aux collectivités territoriales pour la mise en place de nouveaux centres d’enfouissement et de valorisation (CEV). Chaque bureau d’études sera en charge d’une mission précise.

«L'assistance technique a pour objectif principal d'accélérer le rythme de la mise en œuvre du programme quinquennal 2017-2021 de gestion des déchets ménagers. Ceci à  travers la mise en place de 24 centres d'enfouissement et de valorisation des déchets ainsi que l'augmentation du taux du recyclage et de valorisation desdits déchets», confie Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du Développement durable.
C’est finalement le cabinet Novec qui a été retenu pour l’assistance technique et la mise en œuvre du PNDM au niveau central. Sa principale mission porte sur l’assistance technique pour la gestion et le contrôle des décharges.

Novec devra, ainsi, accompagner la tutelle dans le cadre de l’unité de gestion du programme pour l’évaluation, le suivi, la planification et la programmation des projets de décharges (actualisation du plan quinquennal 2017-2021). Il est également appelé à apporter un appui au montage, à la recherche des financements ainsi qu’à l’élaboration des études institutionnelles, techniques et stratégiques liées à la gestion des déchets ménagers et assimilés ou encore à la mise en valeur des décharges fermées. S’y ajoutent l’audit technique des projets financés dans le cadre du PNDM, l’évaluation des contrats de gestion déléguée des décharges, la préparation des guides et documents techniques...

Pour leur part, les deux autres bureaux d’études retenus, à savoir ADI et CID devront mettre au profit des régions leur expertise technique pour adopter une nouvelle approche de l’opération tri-recyclage-valorisation. Le bureau d’études ADI devra axer son intervention sur les régions de Dakhla-Oued Eddahab, Laâyoune-Sakia El Hamra, Guelmim-Oued Noun et Souss-Massa. Pour sa part, CID s’est vu confier l’appui technique des régions de Marrakech-Safi et de Casablanca-Settat. Selon la tutelle, 3 lots sont en cours de visa.

Ces opérateurs sont tenus d’élaborer des études de faisabilité pour les services de gestion déléguée des projets de collecte et du nettoiement et des projets de CEV, ainsi que pour la réhabilitation et la fermeture des anciennes décharges. Parmi leurs missions, figure également l’assistance technique pour le contrôle et le suivi de l’exécution des projets. Il s’agit de vérifier la conformité technique des prestations par rapport aux obligations contractuelles notamment par des visites de terrain (une fois par trimestre et par région, au minimum).

La mise à disposition des collectivités territoriales de cet appui technique vise surtout à remédier aux insuffisances et aux dysfonctionnements qui compromettraient ce mode de gestion. Parallèlement, des mesures d’ordre financier, institutionnel et juridique devront être engagées pour accélérer ce processus, précise la tutelle.

Pour rappel, la stratégie nationale s’est fixée comme objectif de développer la filière «tri-recyclage-valorisation» avec des actions pilotes de tri, pour atteindre un taux de 20 % du recyclage et la valorisation supplémentaire d’au moins 30% des déchets générés à l’horizon 2022. La feuille de route table également sur la généralisation des plans directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés pour toutes les préfectures-provinces ou encore former et sensibiliser tous les acteurs concernés.

Bilan d’étape

Le coût du programme national des déchets ménagers s’élève à 40 milliards de DH. Lancée en 2018, cette stratégie a franchi deux étapes importantes, notamment celles dites d’initialisation et de consolidation (à fin 2016). Un chantier auquel s’est associé le ministère de l’Intérieur et le Secrétariat d’Etat chargé du Développement durable pour l’accompagnement des collectivités territoriales. Parmi les réalisations majeures, l’augmentation du taux de collecte professionnalisée (gestion déléguée) à 85,2% contre 44% en 2008. Cette feuille de route a pour objectif d’atteindre 90% en 2022 et 100% en 2030. L’un des défis à relever est celui de réaliser CEV des déchets ménagers et assimilés au profit de tous les centres urbains (100%) en 2022. A ce jour, le taux de mise en place de cesdits centres a atteint 62,44% (soit 3,94 millions de tonnes collectées) des déchets ménagers produits, contre 10% avant 2008. Au total, il existe 25 centres. Par ailleurs, 47 décharges non contrôlées ont été réhabilitées. S’y ajoutent 8 zones en cours de travaux: Meknès, Souk Larbâa Al Gharb, Souk Larbâa oulad Bousbaa, Taounate, Jabhab, Safi, Béni Mellal et Tanger.

 

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