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Casablanca: Où vont les fonds de la Banque mondiale?

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5177 Le 27/12/2017 | Partager
2 milliards de DH sous forme de prêt-programme axé sur les résultats
Le plus gros consacré aux voiries
Plus de 5 milliards de DH de créances en souffrance
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En tout, 345 millions de dollars seront nécessaires pour exécuter le programme à l’horizon 2021, dont 200 millions de dollars sous forme de prêt octroyé par la Banque mondiale

Le Conseil de la ville de Casablanca vient d’adopter deux conventions lors de la session extraordinaire du vendredi 22 décembre. Adoptée à l’unanimité, la première convention porte sur les modalités d’octroi de prêts du Fonds d’équipement communal (FEC) du Conseil de la Préfecture de Casablanca afin de financer une partie du programme de développement territorial à Casablanca.

La seconde convention, reliant la Commune Urbaine de Casablanca et Casa-Prestation, est, quant à elle, relative à la gestion du programme de la Banque mondiale (BM). En vertu de cet accord, la SDL assurera le suivi de l’application des termes du contrat reliant la Banque mondiale et le Maroc, portant sur l’octroi d’un prêt de 202 millions de dollars (près de 2 milliards de DH) destinés à soutenir la réalisation des objectifs du plan de développement du Grand Casablanca .

L’accord a été signé jeudi 21 décembre par Mohamed Boussaid, ministre de l’économie et des finances, Marie Françoise Marie-Nelly, directrice du département de l’Institution Internationale pour le Maghreb et Malte et Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca.

Il s’agit en fait d’un prêt-programme axé sur les résultats  (PforR) d’une durée de 5 ans (jusqu’au 31 décembre 2021). Pour en bénéficier, le maire s’est engagé à fructifier les recettes de la ville à hauteur de 50% d’ici la fin de son mandat. Or, la ville peine à assurer le recouvrement de ses créances.

Non-recouvrement des taxes locales, impayés de tous genres… le Grand Casablanca a cumulé à ce jour plus de 5 milliards de DH de créances à recouvrer. Rien qu’en 2017, la ville a enregistré 1,2 milliard de DH de créances supplémentaires. «Comment peut-on, dans ces conditions, s’engager à augmenter les recettes de 50%?», s’étonne Houcine Nasrallah, élu istiqlalien au Conseil de la ville.

Autre anomalie relevée par l’élu de l’opposition: la SDL Casa-Prestation ne peut exercer que des activités à caractère industriel ou commercial. «Or, on vient de lui confier un acte administratif qui consiste à assurer le suivi du contrat avec la Banque mondiale», poursuit-il.

Ce prêt infranational vise à renforcer la capacité d’investissement de la ville de Casablanca, qui concentre 12% de la population du pays et génère 20% du PIB national, en améliorant le système de gestion des recettes municipales et en mobilisant davantage de capitaux privés au moyen de partenariats public-privé (PPP).

Il a également pour objectif d’améliorer le cadre urbain et l’accès aux services de base grâce au raccordement à l’électricité, à l’eau et au réseau d’assainissement de quelque 10.000 foyers dans nombre de quartiers défavorisés du Grand-Casablanca, ainsi qu’à la réfection de la voirie, des trottoirs, de l’éclairage public, des espaces verts et des feux de signalisation.

 

 

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