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Politique

Le RNI en marche pour les prochaines législatives

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5165 Le 11/12/2017 | Partager
Le congrès régional de Rabat lance la restructuration du parti
En ligne de mire, les élections de 2021
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Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et Mohamed Aujjar, ministre de la Justice au congrès régional de leur parti à Rabat (Ph.Bziouat )

Après Tanger-Tétouan, le RNI poursuit sa restructuration avec l’organisation de son congrès régional à Rabat samedi dernier. C’est Aziz Akhannouch, avec une partie du bureau politique qui a fait le déplacement pour superviser cette étape décisive. D’emblée, le président du RNI, porté par des applaudissements et des slogans (Agharass-Agharass), a planté le décor, en constatant « le saut qualitatif» accompli par le coordinateur régional, Saâd Benmbarek.

Ce dernier est arrivé à remplir le théâtre Mohammed V (1.000 places), Le coordinateur affiche clairement ses ambitions: «Nous sommes au conseil de la ville de Rabat, mais à l’avenir, nous visons la mairie de la capitale et la présidence de la région», dit-il.

A l’occasion de ce congrès régional qui sera suivi de celui d’Errachidia, le parti a lancé un sondage pour répondre à une quarantaine de questions. Dans les rangées, des jeunes faisaient des démonstrations via le mobile pour répondre. «Attention, il ne s’agit pas de discuter le diagnostic, facile et partagé par tout le monde, mais de trouver des solutions pour améliorer l’offre politique du RNI», prévient le président du parti.

Les réponses serviront à alimenter les orientations stratégiques de sa formation en vue de décliner sa vision de la social-démocratie. Ce concept est revenu plus de trois fois dans le discours de Aziz Akhannouch, pour qui cet exercice (sondage) servira à préparer le programme du parti, particulièrement au niveau des socles que sont l’éducation-formation, l’emploi et la santé.

Le président du RNI regrette que sur le premier point comme sur le modèle de développement, aucun responsable n’a cherché à avoir son avis, même pas le chef de gouvernement. Idem pour «l’emploi qui est la clef de la dignité», indique le ministre de l’Agriculture. Pourtant, l’ancien gouvernement avait promis de réduire le taux de chômage de 9 à 7%. Au lieu de cela, il a aggravé la situation en terminant son mandat avec un taux de chômage à 10%, dit-il. 

Pour Aziz Akhannouch, «la porte d’entrée est la promotion de l’investissement privé. Les entreprises, les seules en mesure de créer des emplois, doivent aller de l’avant et agir dans un environnement sain et loin de toute bureaucratie». En tout cas, le président du RNI ne perd pas de vue le cap fixé qu’est l’échéancier électoral de 2021.

Mohamed Aujjar est dans le même état d’esprit. Le défi à relever consiste à faire de sorte que le RNI occupe la première place pour que Aziz Akhannouch soit désigné à ce poste. Mais pour cela, il est impératif de «construire un parti moderne, fort, porteur d’un projet moderniste» et d’engager une «mobilisation générale pour être au rendez-vous des prochaines législatives».

Il a suggéré que «la région de Rabat, qui doit être la locomotive du processus de réforme et de la restructuration du parti sous la conduite de Aziz Akhannouch,  passe un contrat pour réaliser le plus haut score électoral».

Le RNI ne veut plus laisser à ses adversaires l’initiative de la mobilisation autour de la question palestinienne. En écho à l’appel à la marche d’hier (Ndlr: contre la décision du président américain de transférer l’ambassade des Etats-Unis à Al-Qods), le parti a publié un communiqué pour soutenir les initiatives royales et exprimer sa solidarité absolue avec le peuple palestinien afin de recouvrer tous ses droits. Mohamed Aujjar a lancé un appel aux militants pour participer massivement à la marche organisée hier dimanche à Rabat.

 

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