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Economie

Le secteur informel continue son ascension

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5011 Le 26/04/2017 | Partager
Malgré les tentatives pour la transition vers une économie organisée
Avec 2,4 millions de personnes, le secteur pèse 36% de l'emploi non agricole
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Dans sa dernière enquête, le HCP a indiqué que  la moitié des centres de production informels sont à caractère commercial, suivi par le secteur des services

Alors que le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé auprès des jeunes, ceux qui sont sur le marché du travail sont davantage employés dans l’informel. Ce secteur où les heures et les conditions de travail sont parfois inacceptables et les possibilités de progression très minces est aujourd’hui un frein au développement de l'économie.

Pourtant, il représente un des plus grands viviers d’emplois, hors agriculture, administration et collectivités locales selon les derniers chiffres du Haut-commissariat au plan. L’informel porte ainsi sur 2,4 millions de personnes représentant 36% de l'emploi non agricole. Sa transition vers l’économie formelle devient indispensable pour réaliser un développement inclusif et le travail décent pour tous, comme le préconise l’Organisation internationale du travail.

C’est le constat des participants du séminaire international organisé récemment à Marrakech sur l’économie informelle et le travail décent. Organisée dans le cadre du projet de coopération entre les organisations professionnelles danoises DI et LTF/LO, la CGEM et quatre centrales marocaines des plus représentatives, cette  rencontre a été marquée par la participation des experts et chercheurs nationaux et internationaux notamment de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Elle fait suite à un précédent séminaire qui a balisé le terrain pour une concertation et une approche partagée de la problématique entre les organisations syndicales et professionnelles.  Objectif: mettre en lumière les enquêtes récentes et les politiques publiques en cours ainsi que les perspectives d’amélioration.

Pour Jalal Hachimi, consultant, l’économie informelle sous toutes ses formes constitue une entrave de taille aux droits des travailleurs, à la protection sociale et aux conditions de travail décent, et les organisations d’employeurs et de travailleurs doivent jouer un rôle important et actif pour faciliter cette transition. Hachimi a présenté un résumé de l’enquête de la CGEM sur «la perception des PME des obstacles à la transition à l’économie formelle» menée sur un échantillon de 50 entreprises totalement ou partiellement informelles.

Pour Sophie Okkels Birks, consultante danoise du programme de la région Mena, c’est à travers ce genre de rencontre que l’on pourrait identifier des solutions durables au problème de l’économie informelle. Saida Ouaid, membre du bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT), souligne de son côté l’importance d’une volonté politique pour identifier les faiblesses et les problèmes en rapport avec l’économie informelle. Ouaid appelle d'ailleurs à une unification de toutes les composantes de la société pour tirer profit des études qui ont été faites en la matière.

 

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